Arts et Expos

L’artiste français d’origine algérienne, Kader Attia, né en 1970 près de Paris, est devenu un des artistes majeurs d’aujourd’hui, sacré l’an dernier par le prix Marcel Duchamp, le plus important pour l’art contemporain en France.

Il avait fait sensation il y a cinq ans, à la précédente Documenta de Kassel, par son impressionnante installation sur les gueules cassées de la guerre de 1914. On l’a revu depuis, entre autres, à Bozar à Bruxelles et au Middelheim à Anvers, en 2014.

Le Smak à Gand propose une exposition réduite mais exemplaire de ce travail artistique proche de l’ethnologie, de l’anthropologie et de la psychanalyse.

Le concept clé chez Kader Attia, est celui de « réparation ». Réparation déjà, avec les « gueules cassées » de la première guerre mondiale greffées par les chirurgiens, « réparation » encore avec les sculptures africaines que les populations conservent suturées ou agrafées. Mais Attia évoque aussi la réparation pour les traumatismes reçus, y compris par les peuples frappés par la colonisation, la guerre ou par un génocide.

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