Arts et Expos

Avec sa barbe de diable et son œil malicieux, Laurent Busine, fondateur et directeur du Mac’s au Grand-Hornu, n’aimerait pas qu’on l’appelle pape mais c’est bien ce rôle qu’il joua en Communauté française comme Jan Hoet le fit pour la Flandre. C’est lui qui "domina" la politique de l’art contemporain au sud du pays pendant plus de 30 ans. En mars, il quittera le Mac’s, atteint par la pension, et est remplacé par Denis Gielen. Ceci est donc sa dernière exposition au Mac’s.

Vous vous êtes battu toute votre vie pour l’art contemporain et vous terminez par une exposition d’art ancien !

J’ai souvent mêlé l’art ancien et l’art populaire à mes expos car je refuse de choisir des artistes en fonction d’une ville, d’une région, d’un pays ou d’une époque. Des artistes du Moyen Age peuvent nous parler aujourd’hui comme un artiste contemporain. Et cela m’amusait : ma première expo au Mac’s comportait trois œuvres anciennes parmi l’art contemporain. Ici, je fais le contraire : quatre pièces contemporaines parmi l’art ancien ! Je boucle la boucle. Comment pourrait-on parler de l’art d’aujourd’hui si on ne connaît pas l’art ancien ? C’est hélas souvent le cas. Mon Manfred Sellink est à la fois un spécialiste de Luc Tuymans et Thierry De Cordier et le grand spécialiste de Bruegel, dont il dirigera l’importante rétrospective à Vienne en 2018.

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