Arts et Expos

rencontre

La rumeur prétend qu'il possède la plus belle et la plus riche collection d'art contemporain chinois (1 500 oeuvres). D'autres le mettent au coude à coude avec la collection de l'ex-ambassadeur suisse Uli Sigg.

Mais peu importent les hit-parades, le baron Guy Ullens de Schoten (72 ans) est un passionné d'art chinois. On dit qu'il a acheté jusqu'à un tableau par jour ! Il a voyagé déjà 140 fois en Chine. Le 2 novembre prochain, on inaugurera au quartier Dashanzi à Pékin (lire à la page précédente) le "Ullens center for contemporary art", qu'au district 798 on appelle déjà le "Moma de la Chine", le seul lieu muséal contemporain en Chine. Un lieu d'expositions et d'échanges culturels exceptionnels dû à un Belge et qui suscite énormément d'espoirs dans le monde culturel chinois !

Guy Ullens, fils de diplomate, neveu d'un ambassadeur belge en Chine, a un riche passé d'industriel. Il fut longtemps administrateur-délégué des sucreries de Tirlemont avant de revendre en 1989 la société familiale pour un très beau prix (un milliard d'euros) aux Allemands de Südzucker. Il a réinvesti dans le holding Artal (avec Eric Wittouck), un holding florissant et discret investissant beaucoup à l'Est. Il est sorti d'Artal en 2000 et depuis lors il consacre son incroyable énergie à sa passion pour l'art contemporain chinois avec l'aide d'un commissaire particulier pour sa collection, Fei Dawei, et l'aide pour la création de son musée, de Jan Debbaut, ex-directeur du Van Abbe museum et des collections de la Tate modern à Londres.

Il est sans cesse en voyage entre son domicile à Verbier, en Suisse, ses rendez-vous partout dans le monde et sa belle maison d'Ohain construite par Marc Corbiau avec, dans le salon, un grand Polke et un Ryman. C'est là que nous l'avons rencontré avec son épouse. Guy Ullens siège dans les conseils de plusieurs grands musées (la Tate modern, la Fondation Cartier, le musée Guimet). Son épouse Myriam Ullens (qui siège à la Fondation prince Charles à Londres) est étroitement associée à ce projet chinois et a créé d'autre part, sa fondation "Happy house" pour venir en aide aux enfants du Népal (elle y construit la meilleure école du Népal, une école modèle, la "Ullens school") et la "Mimi fondation" en Belgique pour améliorer la vie des patients traités contre le cancer.

En juillet dernier, Guy Ullens a vendu, à Sotheby's, une exceptionnelle collection d'aquarelles de Turner, la seule encore en mains privées, afin d'injecter 15,6 millions d'euros de plus, dans son projet chinois.

D'où vous vient cet amour de l'art contemporain chinois ?

Dans les années 80, je voyageais en Chine pour Artal. Mais le week-end, j'avais du temps libre pour rencontrer les artistes dans leurs ateliers autour de l'académie. Nous passions des après-midi passionnantes à discuter de l'art et pique-niquer sur une tombe Ming. On achetait alors un tableau pour 3 000 dollars et un artiste n'en faisait que dix par an. C'était juste avant l'explosion de cet art. Nous avons invité plusieurs de ces artistes chez nous. L'expo d'ouverture du centre s'intéresse à ce mouvement des années 85. On a préparé un catalogue de 600 pages et un livre de 3 500 pages ! Et la passion a continué jusqu'à acheter en juin 2005, avant le Gugghenheim, cet espace à Dashanzi.

Qu'est-ce qui vous touche ?

La créativité de ces artistes. Mais aussi leur grande technique, ils ont été admirablement formés. Ils parlent de leurs problèmes, de leur passé, avec une vision très personnelle et une grande sensibilité.

Quel est votre objectif pour le "Ullens center" de Pékin ?

Montrer aux Chinois cet art chinois, mais aussi faire des échanges. Dans notre programme d'expos (lire ci-contre), il y a aussi la venue à Pékin d'artistes comme Rebecca Horn, Pierre Huyghe, Luc Tuymans, Douglas Gordon, Mike Kelley, l'Éthiopienne Julie Merhetu, etc. qui pourraient y faire une oeuvre spécifique.

Je voudrais dire aux artistes et vidéastes, l'intérêt de venir créer des oeuvres en Chine avec nous !Je vais aussi y installer un restaurant de grande classe avec un projet audacieux d'Yves Matagne (le Sea Grill de Bruxelles). Et il y a encore des espaces disponibles sur le 798. Je voudrais aussi travailler à pérenniser le centre grâce à une structure et l'apport de sponsors et d'investisseurs. Pour cela, j'ai recruté Virginia Ibbott qui s'occupait jusqu'ici des relations internationales à la Tate modern.

Avez-vous des garanties contre la censure artistique et contre la spéculation immobilière qui pourrait chasser les artistes ?

Nous avons de bonnes relations avec la ville et la société seven stars. Quant à la censure, il faut éviter les excès dans le sanguinolent, le sexuel ou la critique du régime. Mais la Chine a déjà fait d'énormes avancées. Les étrangers passent leur temps à faire des reproches aux Chinois, alors qu'eux ne nous reprochent rien.

D'autres collections ?

Nous sommes un peu fous et collectionneurs dans l'âme. On a du chinois classique, on collectionne le dessin classique, le Sèvres, le mobilier XVIIIe, etc.

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La rumeur prétend qu'il possède la plus belle et la plus riche collection d'art contemporain chinois (1500 oeuvres). D'autres le mettent au coude à coude avec la collection de l'ex-ambassadeur suisse Uli Sigg. Mais peu importent les hit-parades, le baron Guy Ullens de Schoten (72 ans) est un passionné d'art chinois. On dit qu'il a acheté jusqu'à un tableau par jour ! Il a voyagé déjà 140 fois en Chine. Le 2 novembre prochain, on inaugurera au quartier Dashanzi à Pékin (lire à la page précédente) le "Ullens center for contemporary art", qu'au district 798 on appelle déjà le "Moma de la Chine", le seul lieu muséal contemporain en Chine. Un lieu d'expositions et d'échanges culturels exceptionnels dû à un Belge et qui suscite énormément d'espoirs dans le monde culturel chinois !

Guy Ullens, fils de diplomate, neveu d'un ambassadeur belge en Chine, a un riche passé d'industriel. Il fut longtemps administrateur-délégué des sucreries de Tirlemont avant de revendre en 1989 la société familiale pour un très beau prix (un milliard d'euros) aux Allemands de Südzucker. Il a réinvesti dans le holding Artal (avec Eric Wittouck), un holding florissant et discret investissant beaucoup à l'Est. Il est sorti d'Artal en 2000 et depuis lors il consacre son incroyable énergie à sa passion pour l'art contemporain chinois avec l'aide d'un commissaire particulier pour sa collection, Fei Dawei, et l'aide pour la création de son musée, de Jan Debbaut, ex-directeur du Van Abbe museum et des collections de la Tate modern à Londres.

Il est sans cesse en voyage entre son domicile à Verbier, en Suisse, ses rendez-vous partout dans le monde et sa belle maison d'Ohain construite par Marc Corbiau avec dans le salon, un grand P olke et un Ryman. C'est là que nous l'avons rencontré avec son épouse. Guy Ullens siège dans les conseils de plusieurs grands musées (la Tate modern, la Fondation Cartier, le musée Guimet). Son épouse Myriam Ullens (qui siège à la Fondation prince Charles à Londres) est étroitement associée à ce projet chinois et a créé d'autre part, sa fondation "Happy house" pour venir en aide aux enfants du Népal (elle y construit la meilleur école du Népal, une école modèle, la "Ullens school") et la "Mimi fondation" en Belgique pour améliorer la vie des patients traités contre le cancer.

En juillet dernier, Guy Ullens a vendu à Sotheby's, une exceptionnelle collection d'aquarelles de Turner, la seule encore en mains privées, afin d'injecter 15,6 millions d'euros de plus, dans son projet chinois.

Guy Ullens, d'où vous vient cet amour de l'art contemporain chinois ?

Dan sles anénes 80, je voyagaeais en hne por le compte d'Artal. mas le weekennd, j'avia sdu tes livr epr rnecontrer es aritstes dna slerusd atlerirs aotur d el'acadméie. No spasin sde saprs di pasionante sà discute rd el'art et à réiinvente rle pnde, à pique niquuer sur une tombe ing jOn avchetait un taleua por 3000 dollears et un aritts en'en fiasia tque dix pa ran. c'étiatle déut juste avna tl'explositn de cet art. No vons invitéplsuis de ces arse schez nous.sa l'expo d'iverture d enotre centre s'iintérese à ce lmove tdesanée s85. on a préppéré un caogue de 600 page set un ovr ede 3500pages !

Qu'est-ce qui vous touche dans cet art ?

La créaitvité avna tott. Ma sausi leur haute technique. ces arretes oont été aditrae tofrmés. I;saprle td eler sprioblèmes, du pasé cnos. avcze vcune visn tes eprsonnerel.et une grnad esnesiblité.

Quel est votre objectif pour le "Ullens center" de Pékin ?

onter cet at chnois, ma sausi far ede séhcnaes; Da snotre progrmame des toes premirsanées (ire ci-dessu), il uy a ausi la vneue à Pékin d'artstes vome Rebecca Horn, peut être Burce Nauman, Piere Huyghe, Luc Tuymazns, Dougla sordon Mike Kelley, l'éethipiene ulie Merhetu, etc. qui porraie ty fair eune uvre spéciifique. Mia sje vais auusi y instlale run restarata tde grand eclase ave cun proet tès audacieux d'Yva sMatghane (le Sea Gril de Burlxles). Et il y az encre de sespaces dsponible ssr le 798. Je vodras auqsi traviale rà pérenniser le centre grace à une srcruree et l'paoprte des sonsors etinvestrisserrus extéiireurs. j'ai por ca recruter Virfbniia Ibbott qui s'occupazti suu'ici de srletions interhioales à la ate odern.

Avez-vous des garanties contre la censure artistique et contre la spéculation immobilière qui pourrait chasser les artistes ?

No savon sde bone srelans avec la vle le diistrict et la soiocéété seven starsd. Je n'ai aucune inqiétude. Qua tà la cnesure, il est clair qu'l fauut éviter es excu!s dna se sanguinlent, l esexe ou la crtique du régime. MMia sla hine a déjà fat d'néore spas zen avant; Les étannger spaset elur tepps à far ede srperoches auux hnçis. je rmearqe qe es VChnàis reux ne nç srperochet ren.

Qu'avez-vous collectionné d'autre ?

Nois slme sun peu fus. t clecçbneurs dna sl'âme. On a du hnois clasiue, on cllecionre le desin clasique, le èvres, le moblier 18e, etc.