Arts et Expos

Les deux « stars architectes » viennent d’inaugurer des bâtiments déjà iconiques.

Le tour de la Fondazione Prada à Milan (lire par ailleurs) et la bibliothèque du Qatar pour Rem Koolhaas. Et le tribunal de grande instance de Paris pour Renzo Piano.

Le paysage de livres de Koolhaas

Il y a une semaine, était aussi inaugurée à Doha, au Qatar, la magnifique bibliothèque publique dessinée par l’architecte Rem Koolhaas (bureau OMA). Un espace unique de 42000 mètres carrés, un carré de près de 200 m de côté entourés de quatre larges baies vitrées en forme de losange et dont les quatre « coins » se relèvent pour aboutir à ce que le plancher et le toit viennent se toucher, comme pincés par des géants. On entre par le centre et on se retrouve au milieu d’un paysage infini de livres. Un million d’ouvrages présentés tout autour, sur les quatre coins relevés, sur du marbre blanc, tous les livres visibles, alignés sur des étagères, dont les manuscrits islamo-arabes précieux. « J’ai dessiné le lieu pour obtenir, explique Koolhaas, un panorama fait entièrement de livres dans un espace assez grand pour accueillir une ville, une ville de livres. »

Cette bibliothèque nationale est aussi la bibliothèque universitaire du Qatar et se trouve dans le quartier « éducation » dans les faubourgs de la ville.

L’immense tribunal de Paris de Renzo Piano

A Paris, le tout nouveau tribunal de grande instance (TGI) de Paris a ouvert ses portes (et ses audiences) lundi dernier, le 16 avril. Un événement majeur car il impliquait que le si célèbre tribunal installé au coeur de Paris sur l’île de la Cité et qui vit tant de procès s’y tenir au cours des siècles, a dû déménager dans ce nouveau lieu, dans la quartier des Batignolles (17e arrondissement), le long du périphérique. Une oeuvre majeure de Renzo Piano, 82 ans, l’architecte du Centre Pompidou, une tour de 160 m de haut (50 m de moins que la tour Montparnasse) et 62000 m2 de surface utile. Tout en verre et acier comme aime le faire Renzo Piano, symbolisant ici la transparence de la Justice. « Un colossal tabouret à trois marches dont les formes anguleuses et les reflets miroitants redessinent la skyline de la ville, écrivait Le Monde, déployant son vocabulaire diaphane, lumineux et vibrant dans tous les interstices de ce Lego géant, avec ses trois belles terrasses boisées. »