Arts et Expos

Une Biennale de Venise, c’est aussi la folie gothique d’Anne Imhof et le plus exquis des palais avec Axel Vervoordt.

Pendant la Biennale, Venise est bien le lieu de toutes les folies.

La rumeur s’est propagée come la foudre pour faire du pavillon allemand l’endroit à ne pas rater, récompensé samedi à juste titre par le lion d’or du meilleur pavillon de la Biennale. Dès vendredi, on faisait deux heures de file pour suivre la performance saisissante orchestrée chaque jour de la Biennale par Anne Imhof. Née en 1978, elle fit sensation l’an dernier avec ses opéras performances sur la peur (« Angst ») à la Kunsthalle de Bâle, la Hamburger banhof de Berlin, et à Montréal. A moins de 40 ans, elle était choisie pour créer un « Faust » à Venise.

Autour du pavillon, de grandes grilles avec deux dobermans noirs inquiétants. Une dizaine de performeurs habillés de noir s’agrippent aux clôtures. A l’intérieur, un plancher de verre surélevé couvre tout, sur lequel les visiteurs observent. Les performeurs se glissent en-dessous, comme des prisonniers ou ils montent sur des balcons de verre vertigineux et sans parapet. Une musique gothique, black metal, envahit l’espace.

Tout est transparent mais enfermé, et oppressant, gardé par des cerbères, et nous en sommes les voyeurs. C’est de loin le pavillon le plus cité sur Instagram ! Anne Imhof réussit à capter notre époque et à donner à sa vision, une forme forte, loin de tous les conformismes.

La dernière de Vervoordt

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