Marthe Donas, une femme belge à l’avant-garde de l’abstraction

ABONNÉSClaude Lorent Publié le - Mis à jour le

Arts visuels

Méconnue chez nous bien qu’un petit musée et une fondation lui soient consacrés en permanence à Ittre, la peintre belge Marthe Donas (Anvers 1885 - 1967 Audregnies) fut, comme aucune autre, une pionnière de l’avant-garde artistique internationale. En lui consacrant une remarquable rétrospective, le Musée des Beaux-Arts de Gand révèle un talent d’exception qui sera pour la plupart d’entre nous une véritable découverte. L’exposition couvre la période de 1906 à 1927 pendant laquelle elle sera reconnue en Europe et même aux Etats-Unis comme l’une des figures majeures de l’abstraction internationale.

Fuyant la guerre en 1914, la famille s’installe aux Pays-Bas avant que Marthe Donas ne rejoigne l’Irlande, puis l’Angleterre et enfin Paris en 1916 où elle s’installe à Montparnasse dans un atelier voisin de celui de Foujita et où elle suit les cours à La Grande Chaumière. La portraitiste réaliste appréciée va y découvrir le cubisme et, grâce à l’enseignement d’André Lothe, va bifurquer vers une peinture figurative et synthétique se plaçant ainsi dans le sillage des Picasso, Matisse, Modigliani avec qui elle exposera quelques années plus tard. Elle sera à l’époque la seule femme peintre à faire partie du noyau d’artistes les plus aux avant-postes de la création.

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