Arts et Expos

L’art moderne pose des problèmes de conservation nouveaux. Exemple avec les moteurs de Pol Bury.

L’art moderne et contemporain pose de nouveaux problèmes de conservation. Que fait-on par exemple quand des néons des oeuvres de Dan Flavin ou François Morellet ne fonctionnent plus et qu’on ne vend plus de tels néons ?

Les œuvres cinétiques de Pol Bury posent aussi des problèmes spécifiques de restauration. Un mois après l’ouverture de la rétrospective de l’artiste à Bozar, Paul Gillard est déjà de retour à Bruxelles pour assurer la maintenance des dizaines d’oeuvres présentées. Il a été l’assistant de Pol Bury, de 1980 à sa mort en septembre 2005. Depuis, il continue ce travail au sein de l’atelier Bury à Perdreauville près de Mantes-la-Jolie, dans la grande banlieue parisienne pour le compte de Velma Bury, la veuve de Pol.

Il y assemble les nouveaux exemplaires des grandes fontaines avec les pièces qui viennent de la chaudronnerie. Il répare, restaure, veille aux transports.

« Pour ce qui est de la mécanique de ses oeuvres, Pol était un autodidacte doué, nous raconte-t-il, il faisait tout lui-même jusqu’aux années 70. C’étaient des oeuvres en bois. Ensuite avec l’aluminium et la grande taille des sculptures, il a eu des assistants dont moi et a fait appel à des ateliers métallurgiques. »

Réduite la vitesse

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