Arts et Expos

En toute subjectivité (hors pavillon belge), voici les "musts" du "in".

D'abord Sophie Calle, au pavillon français et les lectures faites par 107 femmes de la lettre de rupture qu'elle a reçue d'un amant. Superbe travail, oscillant entre roman-photo et psychanalyse mais touchant toujours au coeur des sentiments humains comme sa vidéo sur la mort de sa mère.

Au pavillon japonais, le travail terrifiant de Masao Okabe qui a reproduit par frottages les pierres de la gare d'Hiroshima aujourd'hui détruite. Neuf ans de travail pour un mémorial sur le temps, d'une grande force.

David Altmejd (Canada) met en scène un univers postmoderne, de "fantasy", où l'homme devient animal, où délire et effroi se mêlent à une poésie hors du commun. Comme une volière avec des hommes oiseaux et un géant.

A l'Arsenal, ne manquez pas les cinq films noir et blanc du Chinois Yang Fudong, sur "Sept intellectuels dans la forêt de bambous. Poétique à la Antonioni, politique aussi sur la place des intellectuels.

Formidables aussi, les portraits d'une musulmane en Inde par Riyas Komu, les grandes tapisseries de cannettes découpées du Gahnéen El Anatsui et le mémorial évaporé du Colombien Oscar Munoz. (à Venise)

© La Libre Belgique 2007