Arts et Expos

Jan Fabre est entré dans le monde de l’art de manière tonitruante dès son plus jeune âge et ne l’a jamais quitté, témoignant d’une incroyable diversité et prolixité créatrice, secouant les habitudes et les conventions. Il répète souvent qu’il ne dort que trois heures par nuit et consacre sa vie à l’art, n’ayant voulu ni enfants, ni famille, et réinjectant tous ses gains dans ses projets.

Anversois « pur jus », né en 1958 à Borgerhout, il y est revenu en créant le Troubleyn/Laboratorium dans une ancienne école transformée en ruche d’artistes, avec salles, espaces, œuvres d’art d’amis, à deux pas de la maison où vivaient son père et sa mère (Helena Troubleyn). Un lieu fascinant d'expérimentation sur le corps et la langue, un endroit qui crée un climat.

Le cerveau

Jan Fabre a deux champs principaux d’activités, bien séparés. D’abord son activité de plasticien au sein d’Angelos. Il a exposé dans toutes les Biennales et grands musées avec en particulier des dialogues avec l’Art ancien dans les musée d’Anvers et de Bruxelles, comme au Louvre, aux Offices ou à l’Hermitage de Saint-Pétersbourg. Il a obtenu la reconnaissance royale belge en créant un plafond d'un million et demi d’élytres (carapaces) du scarabée bijou pour le Palais royal, une œuvre qui subjugue tous les visiteurs. Il vient encore d’être choisi par la ville d’Anvers pour créer trois nouveaux grands retables faits d’élytres dans l’église baroque du XVIIe siècle de Saint-Augustin. Il succède dans cette église au trio magique des peintres anversois: Rubens, Van Dijck et Jordaens.

[...]