Arts et Expos On sait que Raymond Depardon est un photographe qui a pris le temps de photographier sa France, dans une expo "La France de Depardon". Mais saviez-vous qu’au détour d’une expo parisienne, on a eu l’occasion de l’interroger sur la France que l’on voit depuis la route, en faisant du tourisme ? Interview au détour d’une expo Jean-Marc Bodson À Paris

Pendant plus de cinq ans, le photographe français a parcouru son pays au volant d’un van. 7 000 kilomètres et 7 000 clichés plus loin, Raymond Depardon nous en livrait un portrait étonnant entre banlieues et sous-préfectures.

La semaine passée, nous l’avons rencontré lors de l’exposition "Autophoto" qui se tient actuellement à la Fondation Cartier à Paris. C’était le moment de lui parler de cette France des routes, de ces changements tant dans les paysages que dans la perception que nous en avons depuis notre voiture.

Quand on voit les photographies d’Eugène Atget, c’est très frappant de constater à quel point Paris était vide de voitures en 1900. Cela donne une toute autre vision de la ville. Depuis vos débuts en photographie dans la fin des années 1950, avez-vous vu un changement de ce point de vue-là ?

Oui et cela nous ramène à l’idée centrale de l’exposition Autophoto, à savoir que la photo et la voiture sont nées en même temps. On ne faisait pas beaucoup de photos au début, c’est un peu l’élite qui faisait des photos, il fallait une pose longue. Un peu comme la voiture, on n’allait pas trop vite. Les autos dans les photos, ça montre bien l’évolution de notre environnement.

Y avait-il une voiture chez vos parents à la ferme du Garet ?

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