Arts et Expos

Lorsqu’il évoque la différence entre la manière dont la BD franco-belge aborde les autres supports que le papier (jeux vidéo, cinéma, applications pour smartphones, etc.), par rapport aux deux autres grandes "écoles" que sont le comics et le manga, François Pernot n’y va pas par quatre chemins. Le CEO du pôle "image" de Média-Participation (groupe multimédia actif, notamment, dans l’audiovisuel et le logiciel de loisir et s’appuyant, entre autres, sur les maisons d’édition Dupuis, Dargaud, Lombard, Kana, DC Comics) ne parle pas de retard : "C’est juste inexistant, lâche-t-il. La création franco-belge issue de la BD n’existe qu’en tant que bande dessinée. Le vivier est pourtant formidable mais il n’y a que les francophones qui les connaissent. J’ai un paquet d’albums géniaux mais on en parle peu, alors que Star Wars, Star Wars, Star Wars…"

Mais la matière première que travaillera R/O, l’incubateur dont la naissance a été annoncée hier à Marcinelle, ce n’est pas le marketing. "La vraie création, même pour les blockbusters américains, elle s’exprime dans la BD. Ce qui fait la différence, ce sont toujours les auteurs, jamais les marketteurs , constate François Pernot. Mais aujourd’hui, on ne peut pas imaginer un héros qui ne soit pas susceptible d’aller sur tous les terrains, jeux vidéo, etc.

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