Arts et Expos Tomás Saraceno est présenté à la collection Vanhaerents.

Dans une pièce plongée dans le noir, un cube de verre transparent et, dedans, des toiles d’araignées enchevêtrées. On entend aussi une musique étrange. C’est une des œuvres de l’artiste argentin vivant à Berlin Tomás Saraceno, né en 1973, et qu’on peut voir dans l’exposition/installation qui lui est consacrée par la collection Vanhaerents à Bruxelles. Elle est ouverte à l’occasion d’Art Brussels et se prolongera jusqu’au 28 octobre.

Architectures fines

Tomás Saraceno cultive ainsi les araignées et leur fait faire ces architectures fines, "simplement parce que c’est beau", nous dit-il. Et la musique qu’on entend ce sont les bruits très amplifiés que font les araignées. Ou alors, il "colle" des fils de toiles d’araignées sur une feuille, créant des dessins très fins comme tracés au crayon.

Ce n’est qu’une facette de cet artiste qui peut s’inspirer tout autant de la forme des nuages, des bulles de savon, de l’atmosphère, du vent, pour créer des installations parfois monumentales présentées partout dans le monde.

Il en a créé une chez Vanhaerents à Bruxelles dont le seul montage a nécessité sept jours de travail pour quatre techniciens. Cela fait partie de ses réflexions sur les "villes nuages".

Technologies de pointe

Très préoccupé par l’écologie et la fin programmée des ressources de la Terre, féru de technologies de pointe, ami du philosophe des sciences Bruno Latour, il propose des constructions utopiques qui sont aussi belles.

A Vanhaerents, toute une grande salle est striée de fils et aux croisements de ceux-ci "poussent" comme des cristaux, ou des neurones géants, des structures complexes flottantes (parfois il y fait pousser des plantes) qui pourraient un jour abriter des gens, de la vie, et flotter au-dessus des villes devenues mortes.

Architecte de formation (mais n’ayant jamais exercé), il retrouve l’esprit des architectes radicaux des années 60 comme Richard Buckminster Fuller.

---> Tomás Saraceno, à la Vanhaerents Art Collection, 29 rue Anneessens, 1000 Bruxelles, jusqu’au 28 octobre.