Arts et Expos À vos agendas ! L'année qui vient sera riche en expositions et événements d'art en Belgique et à l'étranger. Découvrez notre agenda, mois par mois, de ce qu'il y aura de meilleur. Avec une sélection de grands événements.


JANVIER

A Bozar, le 24, place à la Grèce avec l’exposition “Nautilus, Navigating Greece”, avec une centaine d’objets et d’oeuvres de la civilisation grecque et 23 œuvres contemporaines grecques évoquant la mer (mais aussi, la crise) choisies par Katerina Gregos.

Et le 29, Bozar ouvrira l’exposition consacrée au grand peintre baroque espagnol Zurbaran , un des “musts” du début d’année à Bruxelles, une première en Belgique !

A Liège, au musée des Beaux-arts, salles Saint-Georges à partir du 17, une large exposition des grandes peintures, rappelant la peau, de Maurice Frydman (lire notre entretien avec l’artiste dans “La Libre” du 21 décembre dernier).

A partir du 16 janvier, à “La maison particulière” à Bruxelles, “États d’âmes” proposera une promenade dans une Maison, métaphore de notre inconscient, dans laquelle chaque pièce, salon, chambre, serait une partie de notre cerveau, image et représentation de notre âme. Avec les propositions de 4 couples de collectionneurs invités (Cooreman, Declerck, Ghysels et de Solages) et d’un artiste, Thomas Lerooy.

A partir du 30, au musée de la photographie à Charleroi, rétrospective Gilles Caron, “Le conflit intérieur”, regroupant 250 images et documents d’archives pour redécouvrir l’un des plus importants photoreporter du XXe siècle

La Fondation Cartier-Bresson à Paris présentera dès le 16, Guido Guidi , figure majeure de la photographie contemporaine italienne qui considère la photographie comme un prolongement du regard, une manière de vivre.

A Londres, la Royal Academy ouvrira le 25 une expo inédite d’architecture contemporaine, “L’architecture réinventée” , en ayant demandé à sept grands bureaux internationaux (Kengo Kuma, Alvaro Siza, etc.) de métamorphoser ses salles et de montrer comment tous nos sens et la mémoire influencent notre perception de l’espace.


FÉVRIER

Grand événement à Bozar à partir du 22 février. Une rétrospective avec une centaine d’œuvres du peintre Michaël Borremans et son univers mystérieux et hallucinatoire. Les dessins, peintures et films de Borremans agissent de manière hypnotique. Ils donnent un sentiment à la fois de grande proximité (ce sont des images anciennes comme on a déjà vues) et de distance infranchissable. On en revient à l’énigme, à l’étrangeté, à la violence sous-jacente sous les comportements journaliers

La Villa Empain , à Bruxelles propose à partir du 28, l’expo “Entre deux chaises, un livre” avec près de 200 livres et chaises créés par des artistes issus de différentes cultures. C’est à ces réflexions et significations symboliques de ces objets que le public est invité à réagir.

Le musée des Beaux-arts de Gand propose une exposition “Fragments de compassion” autour de Géricault et veut montrer que loin d’être un peintre du tragique et du malsain, Géricault se révèle avant tout un homme soucieux de traduire la cruauté du quotidien avec une profonde empathie et une entière compassion pour les protagonistes de ses tableaux. (à partir du 21).

A Bruxelles, au Botanique , l’exposition “Nass Belgica” est la toute première de cette ampleur consacrée aux nombreuses facettes de l’immigration marocaine en Belgique avec des artistes comme Charif Benhelima, Mounir Fatmi et Latifa Echakhch. Conçue dans le cadre des célébrations du 50e anniversaire de l’accord bilatéral entre la Belgique et le Maroc pour l’envoi de travailleurs immigrés

Au musée d’Ixelles, retour sur l’Américain Duane Hanson (1925-1996) qui dénonçait la banalité du quotidien et sculptait la solitude résignée.

Au Grand-Hornu, à partir du 9, expo du grand designer et architecte filandais Alvar Aalto L’exposition s’articule en deux parties. La première est une promenade sur un ponton surplombant une surface d’eau dans laquelle se reflètent les suspensions d’Aalto. Dans la seconde aile de l’exposition, on découvre, grâce aux documents d’archives, photos et dessins, la genèse des luminaires d’Aalto et leur lien à l’architecture

Au Grand-Hornu (Mac’s), l’expo Cabinet d’amateur sera consacrée à Frédéric Plateus (à partir du 9).

En prélude à l’ouverture du musée de la céramique à La Louvière, le musée de Mariemont présente à partir du 14, un large choix de céramiques moderne et contemporaine .

Le Civa à Bruxelles, propose dès le 21, Françoise Schein , artiste, architecte et urbaniste, qui est graphique et monumentale à la fois. Depuis 1989, elle inscrit les droits humains sur les parois des cités : voûtes de stations de métro, murs de quartiers défavorisés, places ou façades de centres culturels, de la vieille Europe au Nouveau Monde en passant par le Moyen-Orient.

Au Wiels, dès le 21, expo de Franz Erhard Walther, un influent artiste allemand qui se situe à la croisée de la sculpture minimaliste, l’art conceptuel, la peinture abstraite et la performance. Le Wiels propose en parallèle, Akram Zaatari , qui représenta le Liban à la dernière Biennale de Venise et qui est devenu un des plus importants commentateurs de la photographie du Moyen-Orient.

A Paris, le centre Pompidou rendra hommage à Henri Cartier-Bresson , dix ans après sa disparition, avec 350 tirages, films, documents et archives qui proposeront une relecture des grands événements du XXe siècle à travers “L’œil du siècle”.

Au musée Marmottan – Monet, “Les impressionnistes en privé ”, avec “100 chefs-d’œuvre de collectionneurs” (à partir du 13-2).

Il ne faudra pas rater, à la Maison rouge, la reprise de la magnifique expo “Il me faut tout oublier” du musée De Pont, avec Berlinde De Bruyckere qui nous représenta à la dernière Biennale de Venise et les dessins si bouleversants de Philip Vandenberg. Un dialogue plein d’émotions. Berlinde De Bruyckere sera une des vedettes de 2014 avec des expositions au “Gemeente museum” de La Haye et au Smak, et la sortie d’une grosse monographie au Fonds Mercator.

On ira voir avec curiosité, l’exposition “L’État du ciel” au Palais de Tokyo , qui veut témoigner de l’attention portée par des artistes, des poètes, des philosophes aux circonstances physiques, morales et politiques de notre monde. En un semestre de découvrir plus d’une dizaine de propositions ou d’expositions sur ce thème dont l’immense installation “Flamme éternelle” de Thomas Hirschhorn consacrée aux relations entre art et philosophie, les dix fictions conçues par Hiroshi Sugimoto sur le thème de la disparition de l’humanité, ou encore l’exploration scrupuleuse par Angelika Markul des catastrophes de Tchernobyl et Fukushima.

Au musée d’Orsay, dès le 18, Gustave Doré , “L’imaginaire au pouvoir”, un immense caricaturiste et illustrateur du XIXe siècle, qui s’est investi aussi dans la peinture, l’aquarelle, la gravure et la sculpture.

Au centre Pompidou Metz, à partir du 26, une exposition originale sur le thème des paparazzis , avec 600 œuvres. Parcourant un demi-siècle de photographies de stars, l’exposition se penche sur le métier de chasseur d’images, en abordant les rapports tout aussi complexes que passionnants qui s’établissent entre le photographe et la célébrité.

Au musée du Jeu de Paume, un duo à partir du 11-2 : Robert Adams , maître du paysage américain des années 60 et d’autre part, Mathieu Pernot , jeune photographe actuel qui a travaillé sur les Gitans près d’Arles.

Le Lam à Villeneuve d’Asq, près de Lille évoquera dès le 15 février, Meret Oppenheim (1913-1985,) qui a marqué l’art du XXe siècle de manière aussi importante que secrète. Âgée d’une vingtaine d’années, son assemblage Le Déjeuner en fourrure (1936) la fit passer du statut de muse scandaleuse du surréalisme à celui d’artiste majeure du mouvement. Avec près de 200 œuvres de cette artiste inclassable.

A Londres, à la Tate Modern, expo sur le “père” du Pop art anglais, récemment décédé, Richard Hamilton (à partir du 13)

À La National Gallery, dès le 19, « Beauté étrange : les maîtres de la Renaissance allemande ” avec Holbein, Cranach et Dürer.

Il faudra aller à New York, au New Museum, dès le 12 février si on veut voir l’expo personnelle de la jeune française Laure Prouvost , dernier Turner Prize. Coïncidence : Camille Henrot , une autre des meilleures artistes françaises du moment, révélation de la dernière Biennale de Venise aura aussi son expo solo au New Museum de New York à partir du 7 mai. Par contre, son film magnifique, “Grosse Fatigue” une vidéo poético-encyclopédique retraçant l’histoire du monde et l’évolution des espèces en 13 minutes sur un rythme de “slam” sera déjà présentée au Bonnefantenmuseum de Maastricht près de Liège, à partir du 24 janvier.

À Amsterdam, dès le 14, on pourra voir ou revoir la rétrospective Félix Vallotton qui a tant séduit Paris.

À Rotterdam, le musée Boijmans Van Beuningen, reviendra sur la sculpture à travers trois figures majeures : Brancusi, Médardo Rosso et Man Ray.


MARS

“Voir et croire” seront les deux mots-clés de cette 9ème édition de la Biennale internationale de la Photographie et des Arts visuels de Liège, à partir du 15 mars.

Au Mac’s, à partir du 23, toute une exposition consacrée à la “ collection de la fédération Wallonie-Bruxelles ”.

À partir du 28, au Cinquantenaire, il ne faudra pas rater, “ Ukiyo-e, chefs- d’œuvre de l’estampe japonaise ”. Les 400 estampes exposées offriront un aperçu de l’art japonais de l’estampe, depuis ses débuts en noir et blanc (vers 1720) jusqu’aux sublimes œuvres polychromes qui faisaient le ravissement des collectionneurs et des artistes occidentaux dès la fin du XIXe. Une sélection dans la collection japonaise du Cinquantenaire, qui compte plus de 7500 pièces

Le Smak à Gand, présentera le peintre américain Richard Jackson qui crée, entre autres, des “machines à peindre” anthropomorphes.

À Ostende, le Mu. Zee consacrera deux expositions à l’artiste anversois Paul Joostens (1889-1960), un grand maître du collage. Premier épisode de la rétrospective dès le 1er mars, et la suite fin juin.

À Paris, à partir du 5, au Grand Palais, Bill Viola , le plus célèbre représentant de l’art vidéo, sera mis à l’honneur.

Au Grand Palais aussi, à partir du 19, une tout autre époque avec une exposition consacrée au premier empereur romain, Auguste , mort il y a juste 2000 ans.

Au Grand Palais encore, dès le 26, les photographies noir et blanc de Robert Mapplethorpe avec ses portraits, ses images érotiques, sa recherche de la perfection esthétique. Robert Mapplethorpe sera aussi à l’affiche du musée Rodin en liens avec Rodin, à partir du 7 avril.

À partir du 14, Le Musée Jacquemart-André présente une grande exposition sur la peinture française du XVIIIe siècle et ses maîtres : “ De Watteau à Fragonard , les Fêtes galantes”. À cette occasion, il réunit une soixantaine d’œuvres, essentiellement des peintures provenant d’importantes collections, le plus souvent publiques, françaises, allemandes, anglaises ou encore américaines.

Au musée d’Orsay, dès le 11, « Vincent Van Gogh/Antonin Artaud , le suicidé de la société” : en s’appuyant sur le livre d’Artaud “Van Gogh le suicidé de la société”, le parcours de l’exposition se déroule à travers une trentaine de tableaux, un choix de dessins et de lettres de Van Gogh ainsi qu’une sélection d’œuvres graphiques du poète-dessinateur.

Au musée Matisse, dès le 22, à Cateau-Cambresis, on retrouvera l’art abstrait, tout en courbes, de Jean Dewasne (1921-1999).

Notre créateur de mode, l’Anversois Dries Van Noten aura droit à une exposition rétrospective à partir du 1er mars, au musée des arts décoratifs.

À Londres, à la National Gallery, à partir du 19, l’expo très attendue sur le grand peintre vénitien, Paolo Veronese avec 50 peintures venues des quatre coins du monde.


AVRIL

Au Grand Hornu images, dès le 27, le tandem de créateurs Sofie Lachaert et Luc d’Hanis (Slld). Voilà plus de 20 ans qu’ils développent ensemble du mobilier, des objets, des installations contextuelles.

À Paris, le centre Pompidou rendra hommage à l’architecte Bernard Tschumi (à partir du 30), qui réalisa, entre autres, le très beau musée de l’Acropole, à Athènes.

À Cassel, près de Lille et près de la frontière belge, au musée de Flandre, exposition surprise consacrée à Erasme Quellin , formé par Rubens, avec qui il collabora. Une découverte.

À Venise, François Pinault inaugurera au Palazzo Grassi, “L’illusion des lumières” , qui rassemblera une quarantaine d’œuvres de la Collection Pinault, autour des thèmes de la lumière, de l’illumination, de l’éblouissement, appréhendés dans leur dimension métaphorique, symbolique, visible ou invisible. Avec vingt artistes dont Eija-Liisa Ahtila, Marcel Broodthaers et David Claerbout.

Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris présente une rétrospective Lucio Fontana (1899-1968). Considéré comme un des grands visionnaires du vingtième siècle, son œuvre a marqué plusieurs générations d’artistes, d’Yves Klein à aujourd’hui. Avec plus de 200 sculptures, toiles, céramiques et environnements. (à partir du 25).

À Londres, à la Tate Modern, on présentera à partir du 17, Matisse et ses “Cut-Outs”, les papiers découpés, après la superbe exposition sur ce thème au musée Matisse à Cateau Cambresis.

À Cologne, le musée Ludwig permettra à ceux qui l’ont ratée au Centre Pompidou de voir la formidable exposition de Pierre Huyghe.


MAI

Le Smak, à Gand, présentera dès le 17 mai, le grand photographe allemand de l’école de Dusseldorf, Thomas Ruff .

À partir du 31, l’exposition itinérante, “ Titanic : The Artifact Exhibition” proposera au Heysel, de remonter le temps et de revivre une journée à bord du Titanic et de revivre cette tragédie de l’histoire de la navigation (1912). En présence d’objets authentiques et de reproductions fidèles de l’intérieur du navire.

À Paris, en dehors de “Monumenta” (voir ci-dessus), il y aura au Centre Pompidou, une rétrospective de Martial Raysse , à partir du 14. Rassemblant une large sélection de 200 peintures, sculptures, films et dessins, elle retracera l’ensemble de la carrière, depuis les œuvres emblématiques de la période Pop, jusqu’à ses “années chamaniques”.

Le musée d’art moderne de la ville de Paris s’ouvrira à l’ art contemporain en Iran , à partir du 16.

Au Centre Pompidou Metz, à partir du 24, l’exposition “ 1984-1999” se saisit de cette décennie (celle de David Lynch, Houellebecq ou Liam Gillick) qui échappe aux définitions et met en faillite les tentatives historiques. Conçu par l’artiste Dominique Gonzalez-Foerster, le paysage de l’exposition apparaît comme la modélisation d’un lieu intermédiaire, entre la ville et la nature, l’intérieur et l’extérieur, le jour et la nuit.


JUIN

À partir du 24 juin à Orsay, à Paris, rétrospective Jean Baptiste Carpeaux, sculpteur, peintre et dessinateur. Cette exposition se propose d’explorer figure majeure de la sculpture française de la seconde moitié du XIXe siècle, qui selon Alexandre Dumas, faisait “plus vivant que la vie”.

A Versailles , l’artiste invité cette année, dans le parc et le château, est le très bel artiste minimaliste coréen, habitant au Japon, Lee Ufan.