Cinéma

Second volet, largement supérieur au premier, de la poupéemaléfique...

Initiée par James Wan en 2013, la franchise “Conjuring” – inspirée des enquêtes paranormales du couple Warren, découvert pour la première fois au cinéma avec « Amityville » en 1979 – est l'une des plus rentable du cinéma hollywoodienne ces dernières années. Rien d'étonnant qu'elle ne cesse de s’enrichir, à coups de spin-offs et autres prequels. « Annabelle 2 » se déroulera donc douze ans avant le premier volet, réalisé en 2014 par John R. Leonetti.

Et une fois n’est pas coutume, suite n’est pas synonyme de baisse de qualité. Que du contraire! Là où « Annabelle » prenait l’eau de toutes parts, ce retour aux origines se révèle salutaire. David Sansberg (révélé l’année dernière avec “Lights Out”, adaptation décevante de son court métrage homonyme) accouche en effet d’un vrai bon petit film d’horreur classique jouant avec nos peurs enfantines, renforcées par le fait que les protagonistes sont essentiellement des enfants. Soit six jeunes orphelines venues habiter avec Soeur Charlotte (l’ex-James Bond girl mexicaine Stephanie Sigman) dans l’immense maison reculée du couple Mullins (Anthony LaPaglia et Miranda Otto), créateurs de poupées vivant reclus depuis la mort de leur petite fille Bee douze ans plus tôt. Mais ce qui devait être un nouveau départ idyllique pour ces jeunes filles va se révéler être un cauchemar quand, dans un recoin d’une chambre fermée à clé, l’une d’elles tombe sur une poupée en robe blanche au regard diabolique…

Optant pour une mise en scène assez sobre, Sansberg limite les effets numériques, préférant miser sur le hors-champ pour créer un sentiment d’angoisse permanent et nous faire frémir de terreur (et de plaisir). Jouer à se faire peur, n’est-ce pas le propre du cinéma fantastique ?

Réalisation: David F. Sansberg. Scénario: David Dauberman. Avec Stephanie Sigman, Miranda Otto, Anthony LaPaglia... 1h49.