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Falafel*
Beyrouth by night
F.Ds
Mis en ligne le 10/10/2007
La vie est un falafel, cette boulette de farine de pois chiche et ou de fèves plongée dans la friture et qui flotte sur l'huile. Mais il arrive qu'un de ces esquifs bouillonnants défie les lois d'Archimède, plonge tout au fond, pour rebondir par surprise, c'est le falafel fuyant.
Voilà pour l'image, Toufic, lui, se charge de sa transposition dans la vie. Cet étudiant, mignon et sympathique, est un joyeux noceur. Mais voilà que la java est interrompue par un type à la mine patibulaire, persuadé qu'un fêtard a griffé sa bagnole. Et d'envoyer Toufic à terre d'un coup de crosse de revolver. Il ne lui reste plus qu'à se venger, mais on dirait Leterme : beaucoup de gesticulations pour pas grand-chose. Et alors qu'il vient de s'acheter un revolver, il s'endort tranquillement dans un lit à côté de son petit frère.
"Falafel" est une déambulation à travers Beyrouth, ni tragique, ni comique, ni palpitante, ni sociologisante.
Que reste-t-il ? Beyrouth la nuit ? Bof. Comment ce film de Michel Kammoun a-t-il pu obtenir, l'an dernier, le Bayard d'or du festival de Namur ? Par sympathie sans doute pour ce peuple martyr. Une sympathie que le cinéphile placerait plus utilement sur un autre film libanais à l'écran : "Caramel".
Savoir Plus
Réalisation, scénario, production : Mihel Kammoun. Musique : Toufic Farroukh. Images : Muriel Aboulrouss. Montage : Gladys Joujou. Avec Elie Mitri, Issam Bou Khaled, Michel Hourani... 1h23.
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