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bruxelles
Le "Drive-In Movies" n'aura pas lieu cet été
F.L.
Mis en ligne le 16/07/2010
“Jusqu’au dernier moment, nous avons espéré pouvoir contenter les milliers de cinéphiles amateurs du “Drive-In Movies” mais la perte des 85 000 € que constituait le sponsor de la Loterie Nationale nous a contraints à annuler cette 21e édition”, explique Michel Culot, administrateur-délégué de VO Event. Qu’à cela ne tienne, l’organisateur du “Drive-In Movies” ne baisse pas les bras, “l’année prochaine, nous repartons à l’assaut du marché en espérant que la crise se soit estompée”. Et les idées bouillonnent déjà pour réadapter le projet l’an prochain, “nous souhaitons réhabiliter une quinzaine de projections en plein air, enrichir le programme de nouvelles propositions et surfer sur la vague des nouvelles technologies et de l’interactivité”, précise Michel Culot.
Aussi cruel que cela puisse paraître, les subsides et sponsors sont les conditions sine que non à l’existence d’un événement culturel. De provenance privée, les sponsors se traduisent en versements ou plus souvent en nature, à l’inverse des subsides qui émanent d’organismes institutionnels. Dans le cas de la Région bruxelloise, deux cabinets prennent en charge l’aide aux festivités : les administrations du ministre Président, Charles Picqué (PS) et du ministre des Finances et de la Fonction publique, Jean-Luc Vanraes (Open VLD). Leurs enveloppes respectives consacrées à cet effet équivalent à 3 700 000 € et 4 800 000 €. “La crise financière a également réduit nos budgets, mais nous continuons à considérer chaque dossier afin de lui proposer une aide proportionnelle à nos moyens”, souligne Bert Cornelis, porte-parole du ministre Jean-Luc Vanraes. A titre d’exemple, les subventions officielles et privées obtenues l’année dernière par le Centre culturel Flagey pour l’organisation du “Brussels XL Summer festival”, ce rendez-vous gratuit de musique du monde, équivalaient à 40 % des 130 000 € qu’a coûté l’événement. “Ces subventions étaient insuffisantes pour maintenir en vie notre projet. Nous n’avons donc pas soumis une nouvelle demande de subsides en 2010”, précise Hilde de Visscher. Que l’activité soit gratuite ou payante, la situation semble tout aussi cornélienne, “l’unique vente de tickets ne peut maintenir en vie un festival”, souligne Ivan Corbisier, directeur du Brussels Film Festival.
Des aides parallèles permettent parfois aux événements de se maintenir la tête hors de l’eau. Certains festivals ont notamment pu bénéficier de personnel engagé par un CPAS. “Dans le cadre de l’article 60, des personnes en réinsertion sociale peuvent être engagées. Le CPAS prend alors en charge partiellement ou totalement leurs salaires”, précise Melissa Chebieb, agent d’insertion au CPAS d’Ixelles. Une réduction du coût des salaires s’apparente à une véritable aubaine pour des organisateurs de festivals en tension perpétuelle avec le nerf de la guerre.
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