La Libre.be > Culture > Cinéma > Article
Alain Berenboom : "Il éveillait à l'art et à la vie"
Mis en ligne le 06/10/2002
J'ai été son élève à l'athénée Fernand Blum à Schaerbeek où il donnait cours de néerlandais. Mais c'est évidemment de sa `classe expérimentale de cinéma´ que j'ai gardé un souvenir ébloui. Il nous apprenait à voir les classiques et nous faisait réaliser des films. Il m'a vraiment révélé ce qu'était l'art, en termes d'écriture, de langage, mais aussi de regard derrière le visible. C'était un pédagogue lumineux; il me rappelait Truffaut dans sa manière humble et précise de décortiquer les chefs-d'oeuvre. Devant `Alexandre Nevski´, il disait: `Ne suivez pas les dialogues, écoutez la musique de Prokofiev...´ C'était magistral! J'étais à la première de `L'Homme au crâne rasé´, c'était bouleversant. On comprenait d'emblée -bien que la critique belge ait mis un temps à s'en rendre compte- que c'était un moment fondateur du cinéma belge. Et j'emploie cet adjectif à dessein: Delvaux était dans le fil des écrivains francophones de Flandre. Il a marqué les deux communautés.´
© La Libre Belgique 2002
Le rire "communicatif" du...
François Fillon à Bruxelles
Le trophée de l'Euro 2012 se...
Il saute d'un hélicoptère...