Cinéma

Pour un druide, tomber d’un arbre est le signe qu’il est temps de passer la serpe, de se trouver un successeur. Et quand il s’appelle Panoramix, cela veut dire : transmettre le secret de la potion magique. Voilà notre druide lancé dans un tour de Gaule, avec étapes en Helvétie, à la recherche de l’apprenti rare.

Ce bon pitch n’est pas l’adaptation d’une aventure imprimée d’Astérix mais tous les personnages de la série sont présents avec leur caractère et dans leur costume. En revanche l’esprit, l’humour et le graphisme ont disparu. Physiquement, Astérix a changé de siècle, il a quitté le papier pour prendre du volume, celui d’une poupée en plastique. Son humour d’observation aux fines touches référentielles a disparu mais il reste le burlesque, les patronymes. L’esprit n’est plus celui de Goscinny, mais il reste celui d’Uderzo, dit Pompafrix, dans cette réalisation industrielle aux effets balourds et aux objectifs affichés : le marché féminin. Cette fois, ce sont les Gauloises qui dérouillent les légionnaires romains et c’est une petite fille qui recueillera le précieux secret.

En doublant le poissonnier, François Morel est un des rares à offrir un peu de ce rire léger et complice qui faisait le charme de la série.

Réalisation : Louis Clichy, Alexandre Astier… 1h25.


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