Cinéma

Premières informations exclusives sur le nouveau film du réalisateur culte de « Calvaire » . Un thriller stylisé qui suivra la cavale de deux enfants amoureux. Avec aussi Fantine Harduin, jeune mouscronnoise révélée par Michael Haneke.


Benoît Poelvoorde et Fabrice du Welz, les deux enfants terribles du cinéma belge, vont travailler ensemble pour le première fois. La premier tiendra un des rôles principaux de « Adoration », nouveau film du second et dernier volet d’une trilogie comprenant « Calvaire » (2004) et « Alleluia » (2014). 

On devrait aussi retrouver dans le film Béatrice Dalle et Emmanuelle Béart (que du Welz a déjà dirigée dans « Vinyan » en 2008). Peter Van Den Begin (vu dans « King of the Belgians ») sera aussi de la partie.  

Un amour fou

Comme « Calvaire » et « Alleluia », « Adoration » aura pour thème un amour fou. Le récit sera centré sur deux adolescents : Paul, douze ans, qui tombe amoureux de Gloria, adolescente schizophrène. Après un drame, Paul aidera Gloria à s’échapper de l’institution psychiatrique où elle est placée. Leur cavale renforcera leur passion.

Gloria - prénom qui constitue le trait d’union des trois films - sera interprétée par Fantine Harduin. Cette jeune comédienne belge de douze ans, originaire de Mouscron, fut révélée dans « Happy End » de Michael Haneke, aux côtés d’Isabelle Huppert. 

De vieilles connaissances

La réunion entre du Welz et Poelvoorde était en quelque sorte inscrite dans les astres. Les deux se connaissent bien. Vincent Tavier, producteur de « Calvaire », « Alleluia » et « Vinyan », et producteur et coscénariste de « Adoration » est un vieux compagnon de route de comédien. Il était de l’aventure « C’est arrivé près de chez vous » et a produit « Les carnets de Monsieur Manatane » au début de la carrière de Benoît Poelvoorde. 

Forme stylisée

Comme les deux premiers films de la trilogie, « Calvaire », sélectionné à la Semaine de la Critique à Cannes, et « Alleluia », présenté à la Quinzaine des Réalisateurs, « Gloria » devrait se distinguer par une forme stylisée et une mise en scène audacieuse. Dans la revue professionnelle « Variety », Vincent Tavier a cité comme référence formelle de « Adoration » le réalisme magique de « La nuit du chasseur » (1955). 

Ce thriller culte, unique réalisation du comédien Charles Laughton, suivait aussi la cavale de deux enfants, traqués par un beau-père meurtrier incarné par Robert Mitchum dans un de ses rôles les plus glaçants.