Cinéma Une adaptation très sage d’un best-seller de Griet Op De Beeck.

La trentaine, Eva (Brit Van Hoof) a un gros coup de blues. Cela fait trois ans qu’elle a été larguée et ne parvient pas à retrouver un nouveau mec. Pas plus qu’à perdre les quelques kilos que sa mère (Viviane de Muynck), toujours sur son dos, estime qu’elle a en trop… Plus âgée, sa sœur Elsie est, elle, tombée sous le charme d’un peintre à succès, quitte à remettre en question son mariage. Tandis que leur père apprend que son frère est en train de mourir d’un cancer des poumons. Bref, ça va pas fort dans cette banale famille anversoise, où l’on souffre de l’incapacité à se parler vraiment, préférant, à chaque génération, glisser la poussière sous le tapis…

Publié en 2013, "Bien des ciels au-dessus du septième" (qui vient d’être traduit en français) est le premier roman de la Flamande Griet Op De Beeck. Tiré à plus de 700 000 exemplaires, ce best-seller a fait d’elle un auteur à succès dans le nord du pays et aux Pays-Bas. Très fidèle à ce livre choral, le film est le reflet de ce succès. Soit une adaptation très sage et très grand public, malgré un thème difficile, celui de la dépression.

Coproduit par la VRT, le film a été confié à Jan Matthys, dont il s’agit du premier long métrage après dix années de bons et loyaux services sur des séries et des jeux. Et l’on sent malheureusement un peu trop le formatage pour le petit écran. Non seulement dans sa réalisation terne et guère inspirée, mais surtout dans l’écriture, très feuilletonesque, de Griet Op De Beeck. Où l’on a vraiment l’impression de se trouver face à l’épisode pilote d’une grande saga familiale flamande plutôt que face à un véritable film..


© IPM
Réalisation : Jan Matthys. Scénario : Griet Op De Beeck (d’après son roman). Avec Brit Van Hoof, Viviane de Muynck, Koen De Graeve, Jos Verbist, Sara De Roo… 1 h 59.