Cinéma Le Brussels International Film Festival (Briff) se déroulera fin juin.

En juin dernier disparaissait le Brussels Film Festival , énième mue du festival du film de Bruxelles qui a connu plusieurs identités depuis 1974. Une nouvelle initiative vient de voir le jour pour le relancer. Ce n’est pas une agence de com’, ni un chef de cabinet de Rudi Vervoort en phase de recasage qui portent le projet, mais l’équipe de "Un soir, un grain", bien connue pour son Brussels Short Festival (20 ans) et son Be Film Festival (13 ans).

Avec ses 26 000 spectateurs pour une manifestation autour du court métrage, l’organisation a prouvé son savoir-faire et inspire confiance aux différents opérateurs qu’elle veut rassembler. Car l’idée du tandem Pascal Hologne-Céline Masset est de bâtir un festival populaire en concentrant les énergies, les moyens, les compétences et les attentes de leurs différents partenaires. Ceux-ci sont publics comme la Ville de Bruxelles, la Région, la Fédération. Ils sont aussi privés dans le sens sponsor comme BNP Paribas mais aussi dans le sens coproducteurs pour Bozar, Flagey et UGC. "Un soir, un grain" veut aussi associer largement la profession - producteurs, réalisateurs, distributeurs, exploitants (Galeries, Vendôme, Palace).

Comme à Toronto ou Lyon, le festival ne se déroulera pas dans un lieu, mais dans la ville, le long de l’axe place de Brouckère-Flagey.

La programmation comprendra trois compétitions. Nationale, dans la ligne du Be Film Festival. Européenne, riche en découvertes. Internationale, avec des noms prestigieux et des grands films révélés quelques semaines auparavant à Cannes, par exemple. Au programme figurent aussi avant-premières, invité d’honneur, masterclass, séries télé et une section jeune public.

Mais, pour le directeur du Briff, Pascal Hologne, le soin accordé à l’accueil du public est tout aussi capital. Tout sera mis en œuvre pour donner au spectateur l’envie de venir et de revenir. Primo, la date, du 20 au 30 juin, entre les examens et vacances. Secundo, des films accessibles : c’est un festival généraliste, pas spécialisé. Tertio, un "pass" bon marché, amorti en quelques films. Quarto, un climat festif avec paillettes, tapis rouge, chapiteaux places Flagey et De Brouckère où se dérouleront des séances en plein air.

Autour de son projet, le Briff fédère beaucoup d’enthousiasme, de partenaires et déjà beaucoup de moyens, autour de 2 millions d’euros, pas forcément en cash, il y a pas mal de valorisation comme on dit. La barre du Briff est placée à 50 000 spectateurs et l’objectif est d’inscrire Bruxelles sur le planisphère cinématographique. A côté du Biff et d’Anima.