Festival de Cannes

Bêtise du scénario, médiocrité de la mise en scène, jeu outré des acteurs.

Est-ce une blague ? Une daube balancée par Thierry Frémaux pour détendre les critiques au taquet depuis dix jours ? Est-ce enfin le scandale ? On sait que ce piment est indispensable au festival. Est-ce une punition ? Une vengeance ? Un cauchemar ? Inutile de se perdre en conjecture, la seule vraie raison de la présence de cette nazerie en compétition est la présence de Vanessa paradis, susceptible d'électriser les marches.


Toute peroxydée, elle incarne une réalisatrice productrice de films porno gay dans les années 70. On sait que dans ce genre, le scénario et la mise en scène sont des éléments négligeables ; les spectateurs ne sont pas venus pour cela

Alors qu'un tueur assassine l'un après l'autre ses acteurs, notre réalisatrice a l'idée de transposer ce fait divers en scénario de sa nouvelle production baptisée « Le tueur homo ». Même le titre est nul.

Soucieux d'être en phase avec son sujet, le cinéaste Yann Gonzalez attache beaucoup d'importance à la bêtise du scénario, à la médiocrité de la mise en scène et au jeu outré de ses acteurs .Mais comme il n'y a pas de scènes de cul explicites, le film perd toute raison d'être.

Dès lors, on n'est guère étonné d''entendre Vanessa Paradis s'exclamer dans un éclair de lucidité : « Qu'est-ce que je fous ici ? ».