Festival de Cannes

Lars von Trier est de retour au Festival de Cannes et comme à son habitude, le cinéaste danois n'a pa pu garder sa langue dans sa poche.

Lars von Trier a encore frappé à Cannes avec le film "The House That Jack Built": une plongée de plus de deux heures et trente minutes dans la psyché tourmentée de Jack, un serial killer. Présenté hors-compétition, ce film a dégoûté plus d'un festivalier.


D'ailleurs, il a refusé de défendre sa nouvelle création en conférence de presse (probablement pour éviter un nouveau dérapage). Il a également confié à Cineuropa qu'il était content de l'accueil pourtant mauvais qu'on lui a réservé. "C'est important de ne pas être aimé de tout le monde. Je ne suis pas sûr qu'ils ont assez détesté le film. Si ça devenait trop populaire, j'aurai un problème. Mais la réception du film semblait juste", relève-t-il.

En ce qui concerne la création de son personnage Jack, le cinéaste s'explique: "Je connais un peu les psychopathes. Je n'ai jamais tué personne moi-même. Si je le fais, ça sera probablement un journaliste." Nous voilà prévenu.

Le réalisateur Lars von Trier et l'acteur Matt Dillon qui incarne le personnage Jack
© AP


Il a profité de cette interview pour remercier Thierry Frémaux "qui a travaillé dur" pour qu'on lui permette de revenir à Cannes après avoir été "persona non grata". Selon lui, le fait que le film soit hors compétition "est un petit reste de punition".

Lars von Trier a également partagé ses problèmes liés à l'alcool. Il a traité sa dépendance depuis son dernier passage sur la Croisette il y a sept ans. "Mais à Cannes, c'est impossible de ne pas boire. Alors je prends quelques vacances de ma cure anti-alcool pour le moment. Si j'ai une très grosse crise d'angoisse, la seule chose qui marche est l'alcool', déplore-t-il.

La soixantaine passée, Lars von Trier reste l’un des cinéastes les plus dérangeants de sa génération et aussi, l'un des plus virtuoses.