Festival de Cannes L’infatigable Agnès Varda, on the road again avec JR dans "Visages, villages". Rencontre.

Deux mille dix-sept est une année sabbatique ou presque pour le cinéma belge à Cannes. On dénombre un seul film en sélection officielle, un documentaire d’Henri de Gerlache, d’ailleurs projeté ce lundi soir. Mais en y regardant de plus près, il existe tout de même un demi autre film belge, réalisé par une Ixelloise de 88 ans, 89 à la fin du mois : "Visages, villages" d’Agnès Varda.

"Je me sens un peu belge parce que j’ai grandi en Belgique jusqu’ à mes 10 ans", confesse Agnès Varda, en pleine forme et pour cause, le film fut accueilli par une standing ovation de vingt minutes. Et d’ajouter : "je me sens un peu grecque par mon père et je me sens totalement française".

La cinéaste et l’"artiviste"

Agnès Varda est à Cannes avec JR, un "artiviste" qui colle des photos géantes partout dans le monde. Ensemble, ils ont réalisé un film qui, forcément avec Varda, ne ressemble à aucun autre. Il est d’autant plus difficile à raconter et plus encore à produire.