Festival de Cannes

Il est toujours émouvant d’assister au baptême du feu d’un réalisateur ou d’une réalisatrice. Pour ce qui est de Cannes 2016, l’adoubement fut celui, à la Quinzaine des Réalisateurs, d’Houda Benyamina, dont le premier film, "Divines", a reçu un accueil triomphal. Le défi était grand : une réalisatrice, d’origine maghrébine, avec un film ayant pour décor une cité. Cela pouvait sentir l’œuvre militante téléphonée pour festivaliers s’offrant une conscience sociale à bon compte. Autodidacte, Houda Benyamina défie pourtant les stéréotypes et triture les clichés pour imposer sa voix et son regard, vivaces et colorés.