Festival de Cannes

Il ne s'agissait pas d'arriver à la dernière minute pour la projection « The Neon Demon ». Le plantage de « Only Gods Forgive » n'a semble-t-il pas entamé la vénération portée à Nicolas Winding Refn depuis « Drive ».

Réalisateur ou plasticien ? Dès le générique, le Danois fait de la toile et des couleurs une véritable matière à malaxer. C'est en fait une préparation d'un shooting auquel participe une adolescente rêvant de devenir top-model. Elle présente les photos à une agence qui a béton sur rue à Los Angeles et est signée sur le champ. On la trouve spéciale. Mais encore ? Eh bien, c’est son vrai nez, ses vrais seins, etc. Elle est belle alors que ses collègues, et néanmoins concurrentes, sont juste bien. Entendez toutes les pièces ne sont pas d'origine.

Évidemment, elles sont jalouses au point de la bouffer tout crue. Toutefois, certaines parties du corps humain se révèlent assez indigestes. L'une d'elle remet même un œil. La façon prétentieuse de Nicolas Winding Refn de se le rincer provoque l'hilarité générale.

« The Neon Demon » tient moins d'un film que d'une sorte de magazine sur écran glacé. Ça commence dans le haut de gamme et on termine du côté de la nécrophagie et du cannibalisme. Elke Fanning traverse le film comme un podium. Un défilé de 117 minutes, c'est long.