"Cars 3" : Les prouesses d'animation ne comblent pas la vacuité du scénario
- Publié le 26-07-2017 à 09h04
- Mis à jour le 26-07-2017 à 09h06
Retour aux sources, mais sans inspiration pour ce troisième volet.Flash McQueen reprend la route. Après la sortie de route de "Cars 2" en 2011, l'équipe de Pixar tente de retrouver ce qui avait fait carburer le premier opus en 2006 : humour, action et une dose d'émotion. Mais la mécanique est un peu rouillée.
Tout comme celle de Flash, d'ailleurs. En début d'histoire, le roi des pistes se fait doubler par une nouvelle génération de concurrents. Des modèles qui sont à la pointe de la technologie, et qui font la course en utilisant toutes les ressources du "big data" et des algorithmes, pour définir les meilleures trajectoires, le meilleur régime de moteur, la bonne épaisseur de pneus.
Flash mord la poussière - littéralement. Il évite la mise au rancart quand un nouveau sponsor décide de miser sur sa notoriété. Mais notre héros va devoir suivre un régime d'entraînement haut de gamme, sous la houlette d'une fan férue de technologie, Cruz Ramirez.
Dans cette histoire de la chute et de la reconquête d'un champion, "Cars 3" ne réinvente pas la roue. Une bonne part de la trame est empruntée à "Rocky 3", sur le mode "rien ne vaut un entraînement à la dure" pour retrouver l'œil du tigre (ou le tigre dans le moteur). On méditera au passage l'ironie de cette production du plus high-tech des studios d'animation qui vante ici le retour à la terre pour retrouver sa vista.
Mais les gars de Pixar ont oublié de s'imposer la recette à eux-mêmes. Car toute la qualité technique du film, toutes les prouesses d'animation et de rendu visuel, ne comblent pas la vacuité du scénario - dont on ne retiendra, a fortiori en version originale, que le touchant hommage à Paul Newman, à travers le personnage de Doc Hudson.

Réalisation : Brian Fee. Avec les voix anglaises de Owen Wilson, Cristela Alonzo, Armie Hammer,… 1h51.