Cinéma

Dans "Hannah", Charlotte Rampling irradie l’écran dans le rôle d’une vieille dame seule. Sans dialogue ou presque, l’actrice impressionne par l’intériorité de son jeu. Dans une coproduction belge signée de l’Italien Andrea Pallaoro qui sort en salles ce mercredi.

A la Mostra de Venise en septembre dernier, on rencontrait une Charlotte Rampling détendue et souriante, très éloignée de son rôle dans "Hannah", une vieille femme qui doit continuer à vivre après que son mari (André Wilms) est incarcéré. Une performance tout en nuances et en introspection pour laquelle l’actrice de 72 ans décrochera, quelques jours plus tard, le prix d’interprétation féminine.

Rampling plaisante d’emblée sur ce qui l’a attirée vers ce film très austère de l’Italien Andrea Pallaoro, aujourd’hui en salles (*). "Ce qui m’a attirée ? Le rire ! Tout le monde dit que je devrais faire une comédie. Non, mais c’est vrai que je suis irrésistiblement attirée par ce genre de voyage à l’intérieur de la tête d’une femme", explique l’actrice, également à l’affiche en ce moment du thriller d’espionnage hollywoodien "Red Sparrow" aux côtés de Jennifer Lawrence et Matthias Schoenaerts.

On sait peu de chose sur Hannah. Avez-vous eu besoin de vous inventer sa vie passée pour l’interpréter ?