Cinéma

1001 films

Sous la direction de Steven Jay Schneider, éditions Omnibus

Mille films. Ou plutôt mille et un films, avec ce «un» pareil à une fissure, un entrebâillement qui permettrait à des films d'entrer et d'autres de sortir de cette filmothèque idéale. Car chacun a son petit panthéon. Et pour y entrer, les qualités artistiques ne sont pas toujours les seules à entrer en ligne de compte. D'autres raisons nous font aimer un film.

Alors Steven Jay Schneider a réuni des critiques du monde entier, pour composer une sorte de filmothèque idéale, dans le sens où elle rendrait compte du siècle de cinéma, de 1903 jusqu'à aujourd'hui. On y considère les qualités intrinsèques des films mais aussi la géographie du cinéma, la représentation des genres, et les ambitions du 7e art, du pur divertissement jusqu'à la fine pointe expérimentale.

«1001», la somme paraît énorme mais compte tenu de ces critères-là, ce n'est pas tellement.

Toutefois, une filmothèque qui tente de répondre à tous les critères, manque forcément de cohérence, d'un point de vue. Que font dans cet ouvrage «Kippour», «Mon beau père», et «Sombre»? Il est vrai que pour les dernières années, la postérité n'a pas encore fait son travail. En fait, il n'existe pas de filmothèque idéale, mais «1001 films» est un guide solide, agréable à feuilleter, riche en informations et en photos. (F.Ds)

© La Libre Belgique 2004