Cinéma

17 Again

Un quadra en instance de divorce se réveille dans sa peau d’adolescent. Une nouvelle occasion de refaire sa vie s’offre à lui. Fera-t-il le bon choix ? Un véhicule déjà vu pour Zac Effron. 1 h 40. (A.Lo.) (LLC n°18)

2012

Roland Emmerich reprend le scénario du "Jour d’après" et en rajoute une couche : cette fois, la quasi-totalité de l’humanité succombe au cataclysme numérique, tandis que la planète se désaxe. L’ingénierie technologique ne peut masquer l’indigence du scénario et de l’interprétation d’acteurs paumés au milieu du jeu de massacre. 2h25 (A.Lo) (LLC n°46)

500 Days of Summer

Marc Webb fait une entrée jubilatoire dans le ciné. Il réveille le genre routinier de la comédie romantique avec une structure audacieuse, une sincérité des sentiments, un sens de l’observation et deux acteurs épatants, le sensible Joseph Gordon-Levitt et l’irrésistible Zooey Deschanel. 1h36 (F.Ds) (LLC n° 45)

Adieu Gary

Dans un village du sud de la France, resté à quai de la reconversion économique, certains rêvent de lendemains meilleurs, d’autres continuent à travailler dans l’usine désaffectée ou cherchent en Gary Cooper l’image d’un père absent. Nassim Amaouche signe un premier film constitué de petits riens mais, sans avoir l’air d’y toucher, dresse un portrait sensible de la France actuelle. 1h15 (A.Lo) (LLC n°42)

Altiplano

Destins croisés d’une photographe de guerre, d’un médecin du monde et d’une paysanne sur fond de décors majestueux dans les Andes. Le couple Jessica Woodworth et Peter Brosens multiplient les images travaillées dans une mise en scène parfois un peu trop démonstrative. 1h49 (A.Lo.) (LLC n°48)

L’Affaire Farewell

En 1981, un colonel du KGB transmet aux Français des informations de première main sur l’espionnage soviétique. Ces renseignements remonteront jusqu’à Ronald Reagan et contribueront à la chute du rideau de fer. Christian Carion préfère la docufiction au film d’espionnage. L’absence de tension est compensée par l’interprétation convaincante d’Emir Kusturica. 1h53. (LLC n°39).

A l’origine

Parti comme un film d’arnaque, un peu minable, presque glauque, ce film inspiré d’un fait divers authentique se met à vibrer d’un étonnant souffle lyrique. Très inspiré, Xavier Giannoli signe un film social à la fois très puissant et très actuel. Comment ne pas y voir, également, une belle métaphore sur le cinéma où le rêve se transforme en illusion. Avec un exceptionnel François Cluzet. 2h10 (F.Ds) (LLC n°46)

Antichrist

Plongée dans un deuil atypique à la suite du décès de son petit garçon, une femme est prise en charge par son mari thérapeute. Plongé dans la dépression, Lars von Trier tourne un film en guise de thérapie. La femme pète les plombs, Lars, aussi ! 1h44 (F.Ds) (LLC n°38).

Arthur et la vengeance de Maltazard

C’était pourtant pas mal "Arthur et les minimoys". Personnel et ambitieux même. Dès lors, comment Luc Besson a-t-il pu se planter à ce point dans une suite laide, au scénario indigent, à la direction d’acteurs calamiteuse, au doublage atroce ? Une punition. 1h34 (F.Ds) (LLC n°49)

Astro Boy

A Métro City, le professeur Tenma est considéré comme un génie. Lorsque son fils disparaît suite à un accident, Tenma construit un robot à son effigie. Astro Boy va devoir découvrir qu’elle est sa destinée. David Bowers remet au goût du jour et en images de synthèse le célèbre héros d’Osamu Tezuka. Une agréable réussite. 1h56 (A.Lo.) (LLC n°44)

Away we go

A trois mois de l’arrivée d’un heureux événement, Burt et Venora parcourent les USA à la recherche de l’endroit idéal pour construire leur nid. Sam Mendes, d’humeur hilarante, met en scène une sorte de ballade très folk, dont chaque couplet est un instantané d’une famille américaine type, souvent allumée. Avec deux acteurs aussi inconnus qu’épatants : Maya Rudolph et John Krasinski. 1h38 (F.Ds) (LLC n°40)

Bancs publics

Bruno Podalydès met un terme à son triptyque versaillais (Versailles, rive gauche" et "Dieu seul me voit") tout en poursuivant l’exploration de la vie sentimentale de ses contemporains en compagnie de 80 comédiens. 1 h 40. (A.Lo) (LLB du 12/08)

Les beaux gosses

Les beaux gosses

Bob et Bobette - Les Diables du Texas

Bob, Bobette, Tante Sidonie, Oncle Lambique et Jérôme endossent le costume et les colts des Rangers du Texas pour mettre bon ordre à Dark City. Après 65 ans de bons et loyaux services sur les planches (dessinées), les héros de Willy Vandersteen passent au grand écran et à l’animation en images de synthèse pour partir à la conquête de nouveaux publics. Contre toute attente et sans prétention, cela marche, avec, une fois, accent et belgitude en prime. 1h25. (A.Lo) (LLB du 20/07)

Birdwatchers (La terra degli uomini rossi)

Le Chilien Mario Bechis filme des Indiens Guarani du Mato Grosso tentant de récupérer la terre de leurs ancêtres, aux mains de riches propriétaires terriens. A un côté quasi documentaire, le cinéaste joint une dimension spirituelle, celle du mythe, en adoptant le point de vue indien sur la réalité. Ainsi, ce ne sont pas seulement deux cultures qui s’affrontent mais deux conceptions de la réalité, l’une matérialiste, l’autre mythique. 1h48. (H.H.) (LLC n°18)

3 Singes (3 Monkeys)

Nuri Bilge Ceylan, le cinéaste turc, met en scène une histoire d’adultère tout en traitant de l’incommunicabilité à sa manière météosensible, identifiable au premier coup d’œil. Il travaille le non-dit, le hors cadre, en filmant en quelque sorte à même la peau, celle des visages, celle des nuages, conférant à l’image une texture incroyable. Prix de la mise en scène à Cannes. (1h49) (F.Ds)

Le Bal des actrices

Maïwen réalise un documentaire sur les actrices, de la "never be" à la "has been", de la star au mannequin. Elles sont une dizaine à illustrer les différentes situations professionnelles vécues par les comédiennes. Une sorte de parcours de la combattante, drôle et culotté, mais aussi pervers et cruel. Avec Jeanne Balibar, Romane Bohringer, Mélanie Doutey, Marin a Foïs, Karin Viard 1 h 45. (F. Ds) (LLC n° 10)

Bellamy

Un commissaire en vacances mène sa petite enquête personnelle sur une escroquerie à l’assurance. Gérard Depardieu impose sa carrure massive pour la première fois chez Claude Chabrol. Le réalisateur se désintéresse de l’intrigue-prétexte pour se délecter d’un festival de faux semblants, qui profite à ses acteurs, Depardieu en tête, mais aussi Jacques Gamblin et Clovis Cornillac. 1 h 50. (A.Lo.) (LLC n° 10)

Boy A

A 24 ans, un jeune homme (Andrew Garfield, une révélation) tente de se reconstruire après des années de prison pour avoir, enfant, tué un autre gamin. L’Irlandais John Crowley ("Intermission") ouvre le débat des enfants délinquants et de leur réinsertion dans la société au travers d’un petit film vibrant réalisé à l’origine pour Channel Four avant de sortir en salles. 1 h 40. (H. H.) (LLC n°10)

The Boat That Rocked (Good Morning England)

Richard Curtis (Love Actually) embarque sur un bateau pirate qui rock’n’rollait l’Angleterre durant les swingin’sixties. Un soundrack monumental, un casting jubilatoire, de bonnes scènes qui ne parviennent pas à faire un film, qui manque de rythme. 2h15. (F.Ds) (LLC n°18)

La boîte de Pandore

Quand une vieille montagnarde, frappée par Alzheimer, vient, malgré elle, tester l’état des liens entre ses enfants. La cinéaste turque Yésim Usttaoglu s’inscrit dans le style de Nuri Bilge Ceylan avec Tsilla Chelton formidable. 1h52 (F.Ds) (LLC n°43)

The Box

Quand il suffit d’appuyer sur un bouton pour recevoir 1 million de dollars mais avec la conséquence qu’un inconnu mourra quelque part. Entre David Lynch et la "Quatrième dimension", Richard Kelly prouve, après le désastre de "Southland Tales", qu’il peut toujours conduire un récit, moral et fantastique en l’occurrence. 1h55 (F.Ds) (LLC n° 45)

Buddenbrooks

Au XIXe siècle à Lübeck, petite ville marchande allemande, les Buddenbrooks, riche famille de négociants, assistent aux changements, dans le monde des affaires comme dans la famille, vers une inéluctable décadence. Heinrich Breloer signe une fade adaptation du roman de Thomas Mann. 2h42 (J.G) (LLC n° 40)

The Chaser

Un ex-flic reconverti proxénète se lance à la poursuite d’un serial killer qui menace sérieusement son gagne-pain. Le Sud-Coréen Na Hong-jin signe un premier film haletant, bourré de retournements de situation, courant sur les traces de ses compatriotes Park Chan-wook et Bong Joon-bo. Et, comme ceux-ci, il pimente son thriller d’un regard sans concession sur la société coréenne. Un nouveau venu à suivre. 2h05. (A.Lo.) (LLC n°18)

Brüno

Débarqué à Los Angeles après avoir été humilié en Europe, "Brüno", homo jusqu’au bout des ongles. Son but ? Devenir l’Autrichien le plus célèbre après Hitler. Après "Borat", Sacha Baron Cohen nous refait le coup des impostures pour dénoncer la bêtise humaine et l’hypocrisie mais frappe un peu moins fort et verse un peu trop dans le scato. Ça sent un peu le réchauffé 1 h 23. (H. H.) (LLC n°27)

Chop Shop

Chop Shop est le surnom d’un gigantesque terrain de démolition de voitures, au pied du Chelsea Stadium de New York. Le jeune Alejandro tente d’y survivre. Déjà remarqué avec "Man Push Cart", le réalisateur irano-américain Rahmin Bahrani confirme son art du naturalisme et présente une nouvelle facette méconnue de New York. Interprétation formidable. 1h24. (A.Lo.) (LLC n°23)

Che : 1 ere partie

Comment 80 combattants débarquant à Cuba fin 56 ont-ils pu s’emparer du pouvoir, deux ans plus tard ? C’est la question à laquelle Soderbergh répond lumineusement dans ce premier volet du diptyque consacré à l’icône révolutionnaire, Ernesto Guevara. Une évocation fort peu lyrique mais très concrète, terre à terre, d’une révolution qui s’est gagnée par la discipline et le ralliement de la population à la cause. Avec un Benicio Del Toro, troublant de ressemblance. 2 h 07. (F. Ds) (LLC n° 7) .

Chéri

Vingt ans après "Les Liaisons dangereuses", Stephen Frears retrouve Michelle Pfeiffer devant la sa caméra et Christopher Hampton au scénario pour cette adaptation du roman de Colette. Dialogues ciselés, décors somptueux et acteurs fabuleux redonnent corps aux libertinages de la Belle Epoque. 1h40. (A.Lo.) (LLC n° 14)

Cinéman

Prof de maths et vieux garçon, Régis Deloux découvre qu’il est Cinéman, l’homme capable d’entrer dans les films. Et qu’il a une mission : sauver la belle Viviane Cook. Yann Moix s’amuse avec Franck Dubosc à revisiter ses classiques. Amusant, mais vite lassant. 1h30 (A.Lo.) (LLC n°44)

Le Concert

Des musiciens, déchus sous Brejnev, se font passer pour l’orchestre du Bolchoï invité à Paris. Ce quatrième film de Radu Mihaileanu mêle la comédie à l’anglaise, façon "Brassed Off", à la parabole sur le communisme et le libéralisme sauvage à travers le concerto pour violon et orchestre de Tchaïkovski. Belle rencontre entre la star russe Alexeï Guskov et Mélanie Laurent. 2h02 (A.Lo.) (LLC n° 46)

Couples Retreat (Thérapie de couples)

Quatre couples d’Américains pur jus vont en thérapie sur une île paradisiaque dirigée par Jean Reno. Welcome to Beaufland. Avec Vince Vaughn. 1h53. (F.Ds) (LLC n° 49)

The Cove

Pour filmer ce qui lui est interdit - le massacre de dauphins dans la baie de Taiji, au Japon - le militant écolo Louie Psihoyos fait siennes les méthodes de commandos plongueurs furtifs, leurres, diversion. Avec l’ancien dresseur de "Flipper le dauphin", Ric O’Barry, il signe un documentaire engagé dérangeant sur la forme et sur le fond, révélateur des luttes de ce début de siècle. 1h34 (A.Lo.) (LLC n° 47)

The Coach

Pour transformer le gentil neveu du patron en requin des affaires, une grosse entreprise a engagé un coach. Sur le modèle déposé par Francis Veber, Olivier Doran réalise un gentil téléfilm avec Jean-Paul Rouve dans le rôle de Pierre Richard. 1h28 (F.Ds) (LLC n° 37)

Coco

Si vous aimez Gad Elmaleh, évitez cela à tout prix. En patron juif étalant sa fortune, l’auteur, réalisateur et acteur principal part complètement en vrille. "Coco", c’est une plongée au cœur du mauvais goût là ou se décomposent les gags pourris. Tirez la chasse en sortant. 1H35 (F.Ds) (LLC n°11)

Coco avant Chanel

Comment Gabrielle, petite orpheline auvergnate, a-t-elle pu devenir Coco Chanel, les six lettres du luxe, le n°5 du parfum et le n°1 du tailleur ? Anne Fontaine trouve des pistes de réponse dans la jeunesse d’une jeune femme pleine d’audace et de caractère qui a su transformer ses handicaps en force. Du sur-mesure pour Audrey Tautou. Avec Benoît Poelvoorde, dans un tout autre costume. 1h50. (F.Ds) (LLC n° 16)

Crossing over

Sur le le modèle de "Babel", Wayne Kramer lie autour du désir de s’installer aux USA, quatre personnes aux destins et aux horizons différents. Avec Harrison Ford traquant les illégaux avec beaucoup d’humanité. 1h53 (F.Ds) (LLC n°39)

Demain dès l’aube

Inquiète de laisser son petit Paul (Jérémie Renier) seul à la maison et dans sa folie napoléonienne, une maman demande à son grand frère Mathieu, pianiste (Vincent Perez) de s’occuper de lui. Après "La tourneuse de pages", Denis Dercourt signe un nouveau thriller très original et d’une double tension, réelle et virtuelle, bien ancré dans l’époque où les amateurs de jeu de rôles sont légions. 1h40 (F.Ds) (LLC n°36)

Departures

Ayant perdu son emploi, un violoncelliste japonais retrouve du travail auprès d’un maître de l’art funéraire. Ce film très surprenant, tout à la fois, exotique, comique et mélodramatique a obtenu cette année, l’Oscar du meilleur film étranger. L’interprétation pleine de fraîcheur de Masahiro Motoki y est pour beaucoup. 2h10 (F.Ds) (LLC n° 45)

Le dernier pour la route

Important producteur français, Philippe Godeau passe derrière la caméra pour adapter sobrement le livre très personnel de Hervé Chabalier, le récit d’un alcoolique en désintoxication. Entre la fiction et l’écran témoin, Godeau cherche une troisième voie en compagnie du formidable François Cluzet. Ce ne devrait pas être le dernier sur sa route. 1h47 (F.Ds) (LLC n° 42)

District 9

Quand des extra-terrestres débarquent en Afrique du Sud, on les parque dans une township. Partant d’un postulat qui aurait pu être édifiant, Neill Blomkamp achève son film comme le plus commun des actioners. Reste la révélation de Sharlto Copley, sorte de Borat afrikaner, en fonctionnaire zélé et amoral bas du front. 1h51. (A.Lo.) (LLc n°40)

Drag Me to Hell (Jusqu’en enfer)

Entre deux "Spiderman", Sam Raimi revient à ses premières amours, la comédie horrifique, qui le révéla avec la série des "Evil Dead". Soit réactualiser les codes de la série B pour railler la société libérale dans laquelle on baigne. Dommage que le film ne soit pas plus effrayant ou pas plus drôle. Même si Alison Lohman est parfaite en employée de banque nunuche maudite par une vieille sorcière et qui va tout faire pour sauver sa peau. 1 h 49. (H. H.) (LLC n°25)

Les derniers jours du monde

Alors qu’il pleut des cendres, Robinson (Amalric) entreprend de raconter son coup de foudre pour un top-model sur la plage de Biarritz. Se promenant sur la ligne du temps, les frères Larrieu imaginent que le chaos final sera plutôt sexy. Mais leur voyage en apocalypse ne vaut pas franchement le détour. Arnaud et Jean-Marie ont raté leur film, mais c’est pas la fin du monde. 2h07. (F.Ds) (LLC n° 36)

Divorces

Quand le divorce devient une étape dans la vie, officialisé par une cérémonie, célébré par une fête. Une idée de comédie que Valérie Guignabodet ne s’est pas donné la peine de creuser, laissant ses acteurs, François-Xavier Demaison et Pascale Arbillot, en plan. 1h40 (F.Ds) (LLC n° 43)

Le Drôle de Noël de Scrooge (A Christmas Carol)

Le conte classique de Charles Dickens revu et mis en relief par Robert Zemeckis dans ce film d’animation en 3D. Si l’hyperréalisme altère un peu la poésie, on est bluffé par les prouesses techniques. Peut impressionner les petites âmes sensibles. 1h40 (A.Lo.) (LLC n° 47)

Flawless

Licenciée parce qu’elle est une femme, Miss Quinn entend se venger en vidant les coffres de la London Diamond Company avec l’aide du vieil employé du nettoyage. Michael Caine rend très savoureusement british ce film de casse mis en scène avec sophistication et intelligence par Michael Radford. Avec Demi Moore et Lambert Wilson. 1 h 48. (F. Ds) (LLC n°27)

Eden à l’Ouest

Avec ce dix-septième long métrage, Costa-Gavras use de la fable pour suivre l’odyssée d’Elias, immigré échouant sur la plage d’un hôtel de luxe grec, et tentant par tous les moyens d’atteindre Paris. Au fil des saynètes, le réalisateur du "Couperet" dresse un portrait acide de la société occidentale, tantôt indifférente, tantôt bling-bling, tantôt généreuse. Dans le rôle principal, Riccardo Scamarcio ("Romanzo Criminale"), mi-Candide mi-Valentino, fait merveille. 1h50. (A.Lo.) (LLC n°21)

Enjoy Poverty

La pauvreté n’est-elle pas une richesse à exploiter comme le soda ? Renzo Martens exploite cette thèse provocatrice jusqu’à la lie, en prenant la République démocratique du Congo comme terrain d’expérimentation. Le réalisateur s’enfonce dans ses contradictions, faisant au final pire que ceux dont il dénonce l’action. 1h30. (A.Lo) (LLC n°19)

Erreur de la banque de votre faveur

Après la confection dans "La vérité si je mens", Gérard Bitton et Michel Munz taillent un costume aux patrons de la finance et à leurs petites magouilles entre amis, mais peinent à festonner une intrigue sentimentale. Avec Lanvin et Darroussin. 1 h 38. (F. Ds) (LLC n° 21)

Easy virtue

Dans l’Angleterre des années 30, le choc des cultures lorsque débarque une Américaine dans la famille aristocratique de son époux. Quinze ans après "Priscillia, reine du désert", Stephan Elliott retrouve sa verve visuelle pour adapter une pièce féroce de Noel Coward. Kristin Scott-Thomas, Jessica Biel et Colin Firth s’en donnent à coeur joie. 2 h 07. (A. Lo.) (LLC n°36)

Etreintes brisées

Mateo Blanco, alias Harry Caine, est un ancien réalisateur, devenu aveugle. Lorsqu’un certain Ray X lui propose une histoire inspirée de sa vie, Mateo ne peut résister au souvenir de sa rencontre avec Lea, jeune femme qui rêvait d’être star. Pour son dix-septième film, le quatrième avec Penélope Cruz, Almodóvar signe une œuvre à clés, déclaration d’amour à son art. 2 h 07. (A. Lo.) (LLC n°20)

Eyes Wide Open (Tu n’aimeras point)

A Jérusalem, un boucher ultra orthodoxe, marié et père de famille nombreuse, tombe amoureux de son employé. Film de combat défendant la cause gay ? Pas vraiment, Haïm Tabakman s’intéresse au rapport de la religion et de la sexualité, de la foi et du désir. Un film plutôt austère et qui témoigne du courage des cinéastes israéliens à regarder leur société en face. 1h30 (F.Ds) (LLC n° 49)

Fish Tank

Mia est une boule d’agressivité, prête à exploser au moindre regard. Mais le nouveau boyfriend de sa mère a trouvé la faille de ce jeune hérisson. Andrea Arnold ("Red Road") brosse le portrait d’une adolescente très rebelle dans la tradition ouvrière britannique, révélant l’énergique Katie Jarvis. Prix du jury à Cannes. 2h04 (F.Ds) (LLC n°48)

Genova

Un père récemment veuf et ses deux filles quittent leur Amérique pour aller vivre à Gênes. Ils espèrent par ce changement sortir de leur deuil. Film abordant un sujet complexe, "Genova" se centre sur la ville de Gênes comme lieu de deuil, laissant ses protagonistes en retrait, trop loin peut-être, du spectateur. 1h34. J.Gt. (LLC n°38)

Happy Sweden

Sans le secours d’une intrigue, juste avec une caméra un peu décalée, Ruben Ostlund fait observer au spectateur le triste état de sa volonté personnelle. Il y a une façon très suédoise de regarder le monde, celle d’Ostlund est plus proche de Roy Andersson que Bergman. Inutile de préciser que le titre peut être considéré comme franchement malhonnête si on ne prend pas en compte sa dose (massive) d’ironie. 1h38 (F.Ds) (LLC n° 41)

Harry Potter et le prince de Sang-Mêlé

Avant le grand affrontement final contre Lord Voldemort, qui sera au centre du double dernier film de la saga, David Yates offre à Harry, Hermione et Ron le temps de se consacrer à leurs histoires de cœur. Tout bénéfice pour Daniel Radcliffe, Emma Watson et Rupert Grint et leurs jeunes partenaires, qui peuvent étendre quelque peu leur registre, entre humour et intimité. Mais du coup, on en oublie un peu le principal dans cet épisode de transition, même si l’essence de l’œuvre originale est, in fine, bien cernée. 2 h 33. (A.Lo) (LLB du 15/07)

Les folles aventures de Simon Konianski

Simon, la trentaine passé, en instance de divorce, retourne vivre chez son vieux père juif. Une cohabitation difficile qui réveille de vieux démons et débouchera sur un voyage initiatique. Micha Wald emmène Jonathan Zaccaï et Popeck dans la mémoire familiale, en tentant un mariage entre humour et poésie surréaliste. Le résultat n’a pas la folie annoncée. 1h40 (A.Lo.) (LLC n°48)

Hôtel Woodstock (Taking Woodstock)

Pour prendre l’exacte mesure de Woodstock, Ang Lee ("Brokeback Mountain") ose un coup de force : faire l’impasse sur la scène en racontant l’histoire d’Elliot, un jeune homme qui proposa aux organisateurs d’installer le festival derrière chez lui, afin de faire tourner le motel de ses parents. A cette distance, on entend peu la musique, mais on capte l’air du temps. 2h00 (F.Ds) (LLC n° 42)

Les herbes folles

Il est question d’un portefeuille dérobé à Sabine Azéma et retrouvé par André Dussollier. Mais au-delà, le scénario est inracontable. Cela tient à la fois d’une comédie qui ne ressemble à aucune autre et de la partition interprétée par un ensemble d’acteurs virtuoses qui ont l’art de mettre en joie, en faisant décoller le texte. Beau et original comme du Resnais. 1h44 (F.Ds) (LLC n° 45)

Humpday

Quand deux amis, l’un rangé et l’autre bohême, se mettent au défi de remporter le prix du festival porno amateur de Seattle grâce à une idée choc : bien qu’hétéros, ils vont tourner un film homo. Les amateurs de salace seront déçus. Confortablement installée dans la marge, Lynn Shelton signe un film qui slalome habilement entre les pièges - ni gay, ni glauque - pour interroger avec humour et même légèreté la "mâle attitude". 1h35 (F.Ds) (LLC n° 42)

The Hurt Locker (Démineurs)

James est démineur. Le travail ne manque pas en Irak et ce n’est pas pour lui déplaire. Il ne se sent vivre qu’en frôlant la mort, faisant prendre des risques insensés à ses partenaires qui aimeraient rentrer entiers au pays. Jeremy Renner incarne ce démineur intrépide — à moins qu’il s’agisse d’une métaphore —, que Katheryn Bigelow plonge dans une tension explosive. 2h04 (F.Ds) (LLC n° 39)

Kabuli Kid

A Kaboul, un chauffeur de taxi se retrouve avec le bébé qu’une femme en burqa a abandonné dans son véhicule. Barmak Akram transporte en Afghanistan le chef-d’œuvre de Chaplin. Non seulement, le réalisateur n’en remet pas une couche, il en retire une plutôt. Avec humour, suspense, sens du symbole, léger et pertinent; il nous fait découvrir son pays au quotidien loin des clichés des médias. D’une grande simplicité apparente, un film palpitant de bout en bout car il riche en épaisseurs. 1h37. (F.Ds) (LLB du 29/07)

Ice Age 3

On se réjouit toujours à l’idée de retrouver Scrat, le rongeur indéterminé, et sa furieuse quête du gland; mais cette troisième tranche de la franchise Ice Age - au pays des dinosaures - manque terriblement de goût, malgré l’abondante dose de sucre. 1h40 (F.Ds) (LLC n°26)

Inglourious Basterds

Avec cette fausse série B de guerre, Tarantino, tout en sacrifiant à ses petits plaisirs coupables, s’ingénie à briser les conventions d’un genre, jusqu’à offrir une réflexion sur la guerre vue par un certain cinéma. En colonel nazi polyglotte et taquin, Christoph Waltz surclasse tous ses partenaires. Une révélation. 2h33 (A.Lo.) (LLB du 19/08)

Je suis heureux que ma mère soit vivante

Thomas, 17 ans, un adolescent adopté à l’âge de cinq ans avec son petit frère, décide de partir à la recherche de sa mère biologique. A partir d’un fait divers authentique recensé par Emmanuel Carrère, Claude et Nathan Miller signent une étude psychologique pertinente sur les ressorts d’un drame familial et la notion d’identité. Dans le rôle principal, Vincent Rottiers est une révélation. 1h30 (A.Lo.) (LLC n°40)

Jennifer’s Body

Quand la bombe sexuelle du lycée (Megan Fox, en formes), trucidée par une bande de rockeux satanistes, se transforme en goule. Diablo Cody, la scénariste de "Juno", et Karyn Kusama, la réalisatrice de "Aeon Flux", jouent mollement avec les codes du teenage movie horrifique. Drôle au troisième degré, sans qu’on sache si c’est volontaire. 1h42 (A.Lo.) (LLC n°43)

Johnny Mad Dog

Au Liberia, pendant la guerre civile, Johnny Mad Dog, un adolescent de quinze ans, dirige une escouade d’enfants soldats qui, d’exaction en raid sanglant, va contribuer à renverser le régime. Avec une méticulosité quasi documentaire, Jean-Stéphane Sauvaire reconstitue le drame libérien, sans voyeurisme mais sans concession, avec empathie mais sans pathos. L’interprétation, constituée d’anciens jeunes belligérants, est époustouflante. 1h33. (A.Lo.) (LLC n°37).

Joueuse

Une mère de famille retrouve la flamme en apprenant à jouer aux échecs. Caroline Bottaro adapte le roman de Bertina Henrichs. Le duo inattendu formé par Sandrine Bonnaire et un Kevin Kline misanthrope compense une mise en scène encore (trop) timide.1h40. (A.Lo.) (LLB du 19/08)

Julie & Julia

En scénariste expérimentée, Nora Ephron ("When Harry Met Sally") a imaginé un biopic original composé de deux lignes de temps mise en parallèle. Dans le Paris des années 50, on suit l’existence de l’Américaine Julia Child (Meryl Streep, croustillante) auteur d’un livre de cuisine française. A New York en l’an 2000, on accompagne Julie Powell (Amy Adams) dans son défi de réaliser les 542 recettes du livre. Bien des choses ont changé en un demi-siècle mais pas les recettes. De cuisine. De la joie de vivre. 2h03 (F.Ds) (LLC n° 42)

Là-haut (Up)

Pour une fois dans sa vie, Carl pose un geste fort, Même gonflé. Ce vendeur de ballons de 78 ans attache tout son stock à sa maison qui se transforme en nacelle de montgolfière, direction l’Amérique du Sud. Pete Docter signe le dixième Pixar et surmonte deux défis, l’utilisation subtile de la 3D et l’introduction des humains au cœur du récit. La séquence inaugurale est à ce point audacieuse que la suite en pâtit un peu. 1h44 (F. Ds) (LLC n° 41)

Lascars

Après avoir envahi les petits écrans, "Lascars" débarque sur le grand. On y retrouve la banlieue et les péripéties de Tony Merguez et ses acolytes. Objet de consommation, la version long métrage de cette capsule télévisuelle donne dans le cliché et le déjà vu à outrance. 1h36. (J.G., st) (LLC n° 25)

Let’s make Money

Après sa dénonciation de l’industrie agroalimentaire dans l’excellent "We Feed the World", l’Autrichien Erwin Wagenhofer s’attaque cette fois au système financier international. Avec rigueur, il décrit l’émergence du néolibéralisme mondial, en même temps qu’il en explique les modes de fonctionnement et qu’il en montre les conséquences désastreuses, tant sociales, politiques qu’environnementales. Nécessaire ! 1h47. (H.H.) (LLC n° 25 )

Looking for Eric

A Manchester, Eric le facteur déprime grave. Sa vie est un trou noir sans issue, quand un jour lui apparaît son idole Eric Cantona qui se propose de le coacher. En y ajoutant une petite dose de fantastique, Ken Loach retrouve ici sa virtuosité des années "Riff Raff" et "Raining Stones". Il trousse un récit tendu, savoureux, fraternel auquel Cantona apporte sa touche virile et ses aphorismes comme autant d’assists pour relancer son coéquipier d’infortune. 1h59 (F.Ds) (LLC n°23)

Lost Persons Area

Bettina et Marcus s’aiment passionnément au milieu du chantier que dirige Marcus. Faute de diplôme, cet entrepreneur autodidacte engage un ingénieur hongrois. Son arrivée bouleverse l’équilibre. Caroline Strubbe signe un film à fleur de peau, visuellement très maîtrisé, mais s’égarant d’un protagoniste à l’autre. 1h40. (A.Lo.) (LLc n°37)

The Market

Un marchand turc tente un baroud d’honneur pour acquérir une vie meilleure. Le Britannique Ben Hopkins efface sa nationalité derrière un contexte turc mais pour un sujet universel. Le "marché" dont il est question est bien celui, capitalisme qui s’insinue partout et finit par régir toutes les relations. Un Ken Loach à la sauce turque, allégé par une bonne dose d’humour. Grand Prix du Meilleur Film au dernier Festival du film de Gand. 1h33. (A.Lo) (LLB du 29 juillet)

Masángeles

De 1966 à 1973, chronique du famille bourgeoise urugayenne, à travers les yeux d’une enfant illégitime, Maángeles. Beatriz Flores Silva signe une oeuvre enmpreinte de réalisme magique où chaque personnage incarne l’un des piliers de la société. Un film de mémoire à l’interprétatio solide. 2h02. (A.Lo) (LLB du 5/08)

Mammoth

Entre New York, Bangkok et Manille, quatre récits croisés sur l’isolement des nantis et les déchirures des démunis. Lukas Moodysson signe son grand film sur la mondialisation terrassante, avec Gael Garcia Bernal en guise de caution morale. Malgré de belles images et beaucoup de bons sentiments, une oeuvre candide annihilée par sa prétention. 2h05. (A. Lo.) (LLC n°27)

Millenium

Laila’s Birthday

Chronique de la journée presque ordinaire d’un taximan à Ramallah. Rashid Masharawi, vétéran du cinéma palestinien, se livre à une déambulation tragi-comique dans les méandres chaotiques de l’Autorité palestinienne. Une œuvre en nuances où le surréalisme confère de la poésie à un quotidien dramatique. 1h11. (A.Lo.) (LLC n°49)

The Limits of Control

Un tueur élégant passe de contact en contact pour honorer son contrat. A partir d’un archétype du cinéma noir, Jim Jarmush décline son éternelle structure en saynètes sans forcer son talent ni celui de ses interprètes (Issach De Bankolé, Tilda Swinton, Bill Murray,...) dans un récit abscons au mystère un peu trop ostentatoire. 1h56. (A.Lo.) (LLC n°49)

La Merditude des choses

Gunther grandit dans un trou paumé de la Flandre entre un père et trois oncles, piliers de bar et du village. Felix van Groeningen adapte avec inspiration le roman autobiographique de Dimitri Verhulst, servi par un quatuor d’acteurs truculents. Une chronique à la fois drôle, poétique et terriblement vraie dans ses outrances. 1h48. (A.Lo.) (LLC n°41)

Mères et filles

En vacances, dans la maison vide de son grand-père, une jeune femme découvre le journal intime de Louise qui est à sa famille, ce que Voldemort est à Harry Potter, celle dont on ne peut prononcer le nom. Julie Lopes-Curval signe un mélodrame matriarcal un peu pesant, sur trois générations. Avec Catherine Deneuve, Marina Hands, Marie-José Croze. 1H45 (F.Ds) (LLC n° 41)

Micmacs à tire-larigot

Une balle perdue, un peu de plomb dans la cervelle, et Bazil se retrouve à la rue. Où il fait connaissance avec une bande de bras cassés qui vont l’aider à se venger. C’est la nouvelle comédie, désarmante, de l’auteur d’Amélie Poulain. Du pur Jeunet avec un Dany Boon épatant. 1h44 (F.Ds) (LLC n° 44)

Moon

Dans un futur proche, Sam Bell assure en solitaire la maintenance d’une base lunaire. Duncan Jones, fils de David Bowie, se souvient de "Space Oddity" dans ce beau poème visuel, huis clos en apesanteur, malheureusement étouffé par ses nombreuses et manifestes influences. Belle performance de Sam Rockwell. 1h37 (A.Lo.) (LLC n°48)

Comme "Millénium" n’est pas de la grande littérature, son adaptation n’est pas du grand cinéma. Elle remplit néanmoins parfaitement sa tâche. Le film de Niels Arden Oplev est en effet un thriller intense qui tient le spectateur en haleine durant 2 h 30. Les fans du roman lui reprocheront sans doute de se focaliser sur l’intrigue policière au détriment des aspects financiers et journalistiques, mais ils devraient reconnaître en Noomi Rapace - qui éclipse Mikael Nyqvist - "leur" Lisbeth Salander. (H. H.) (LLC n°20)

My Queen Karo

Karo a 8-9 ans et elle est la fille du leader charismatique d’une communauté hippie radicale qui squatte un immeuble à Amsterdam. C’est du malaise et des tiraillements de sa propre enfance que s’inspire, avec pudeur, Dorothée van den Berghe. Avec Deborah François. 1h41 (F.Ds) (LLC n° 44)

Ma vie pour la tienne (My Sister’s Keeper)

Anna Fitzgerald, treize ans, conçue comme un réservoir de greffes pour sa soeur leucémique, intente un procès à ses parents. Un mélo très représentatif de la folie procédurale des Américains aux ressorts tirés par les cheveux. Nick Cassavetes s’échine à donner de la gravité au bestseller mielleux de Jodi Picoult. Avec Cameron Diaz et l’ex-Little Miss Sunshine Abigail Breslin. 1h49 (A.Lo.) (LLC n°48)

Non, ma fille tu n’iras pas danser

Après "La belle personne", Christophe Honoré quitte Paris pour la Province, pour un voyage salutaire en terres bretonnes. Il dessine, à travers les traits de Chiara Mastroianni, une mère de famille qui s’est perdue, qui refuse de comprendre comment et qui en rajoute en se confrontant au diktat familial. Un film universel, qui invite sans prétention à l’introspection. Avec Marina Foïs, en sœur pas commode et Marie-Christine Barrault en mère bien intrusive comme il faut. 1h45 (A.V.) (LLC n° 48)

My life in ruins

"La croisière s’amuse", version autocar en Grèce. Si vous n’avez jamais vu une photo de l’Acropole, à la rigueur 1h35 (A.Lo) (LLB n°38)

My One and Only

Dans les années 50, une femme fuit un mari volage avec ses deux films. Richard Loncraine signe un road movie poussif et sans horizon, avec une Renée Zellweger monolithique. 1h35 (A.Lo) (LLB n°39)

The Other Man

Le titre ne laisse guère de suspense. Richard Eyre se frotte au triangle amoureux basique et tente d’y apporter sa touche. En l’occurence en triturant la ligne du temps. Au point de se prendre les pieds dans le scénario, malgré Liam Neeson et Laura Linney. 1h30 (F.Ds) (LLC n° 46)

Number 9

Sur une Terre dévastée par une apocalyspe, une poignée de poupées dotées de la vie vont découvrir leur destin. Shane Acker déploie un univers somptueux visuellement pour un scénario prémâché. Du gaspillage. 1h21. (A.Lo) (LLC n°38)

Panique au Village

L’anniversaire de Cheval est l’occasion pour Cowboy et Indien de faire une grosse bêtise, qui va entraîner les trois compères dans un périple plein de surprises. Stéphane Aubier et Vincent Patar ouvrent une nouvelle porte dans le cinéma d’animation, insufflant, par on ne sait quelle magie, la vie à des figurines en plastique, rigides et inexpressives, nos bons vieux jouets de la ferme. Le tout en plongeant le spectateur dans un état d’enfance. Et si on jouait à "Panique" ? 1 h 15. (F.Ds) (LLC n° 24)

Le Petit chat curieux (Komaneko)

Koma est un petit chat qui aime jouer avec sa caméra et mettre en scène des petits films. Ces cinq courts métrages de marionnettes signés Tsuneo Goda sont une ode à l’imagination et au cinéma d’animation. Dès 3 ans. 1h. (A.Lo.) (LLB du 19/08)

Le piano dans la forêt

Emménageant dans une nouvelle ville, Shûhei, jeune apprenti virtuose, découvre avec Kai un piano abandonné dans la forêt. Ce surprenant film d’animation japonais réussit à captiver avec l’histoire de la passion et de la rivalité mélomane de deux jeunes adolescents. A découvrir. 1h41 (A.Lo.) (LLc n°42)

Paranormal Activity

Un couple victime d’un esprit frappeur tente de piéger l’intrus en laissant une caméra branchée 24h sur 24. Le buzz de l’automne 2009 ressuce sans beaucoup de sang neuf "mityville" mixé au "Blair Witch Project". Un faux home made documentary réalisé par un petit malin venu du jeu vidéo. Pour accros indécrotables ou profanes. 1h26 (A.Lo.) (LLC n°48)

Il papa di Giovanna

.Pupi Avati manque d’audace et de créativité pour filmer cette relation fusionnelle entre un père et sa fille jugée folle dans l’Italie de Mussolini. Se bornant à un classicisme stérile, il ôte toute vie à son drame historique. Dommage. L’interprétation de Silvio Orlando et de Alba Rohrwacher est néanmoins excellente. 1 h 44. (H. H.) (LLC n° 49)

Le Petit Nicolas

Après Molière, Laurent Tirard poursuit ses adaptations des classiques de la littérature avec cette fois "Le petit Nicolas" de Goscinny et Sempé. Soit une reconstitution très soignée et très fidèle, datée et intemporelle à la fois. Un film familial tout mignon avec Valérie Lemercier savoureuse, en femme moderne, modèle années 50. 1h30 (F.Ds) (LLC n° 40)

Pour un instant de liberté (Ein Augenblick Freiheit)

Chronique de sept exilés iraniens en quête d’un avenir meilleur en Europe. Arash T. Riahi signe un premier film dont l’à-propos crève l’écran malgré quelques figures convenues. 1h50 (A.Lo.) (LLC n°48)

Public Ennemies

Michael Mann revient à ses amours délinquantes avec cette fresque retraçant les treize mois de cavale du braqueur de banque John Dillinger. Un cocktail parfaitement dosé d’action et de romance, d’une modernité étonnante avec ses gangsters héros d’une Amérique frappée par la crise économique. Dans les rôles principaux, Johnny Depp et Christian Bale font montre d’une intensité tourmentée. Michael Mann achève de révolutionner la mise en scène avec son usage sans précédent de la caméra numérique. 2h10. (A.Lo) (LLB du 22 juillet)

Let’s Make Money

Après sa dénonciation de l’industrie agroalimentaire dans l’excellent "We Feed the World", l’Autrichien Erwin Wagenhofer s’attaque cette fois au système financier international. Avec rigueur, il décrit l’émergence du néolibéralisme mondial, en même temps qu’il en explique les modes de fonctionnement et qu’il en montre les conséquences désastreuses, tant sociales, politiques qu’environnementales. Nécessaire ! 1h47. (H. H.) (LLC n° 25)

Mia et le Migou

Quelque part au cœur de l’Amazonie, d’étranges événements perturbent la construction d’un centre de vacances ultramoderne. La petite Mia part à la recherche de son père, un des ouvriers du chantiers, tandis que le cupide promoteur Jekhide entend bien trouver le fin mot de l’histoire. Jacques-Rémy Girerd signe une fable écologique parfois un peu trop manichéenne. Mais le graphisme et les truculents Migous (auxquels Dany Boone prête sa voix et son accent ch’tis) compensent le ton parfois un peu mielleux. 1 h 31. (A. Lo.) (LLC n°6)

Milk

En 1978, Harvey Milk, premier élu américain ouvertement homosexuel, est assassiné par un collègue de la mairie de San Francisco. Gus Van Sant retrace les années d’activisme de cette figure oubliée à travers un portrait nuancé qui est autant une radiographie de la politique de proximité qu’une réflexion sur le combat pour les droits de toutes les minorités. Sean Penn, tout sourire, y livre une composition charismatique, récompensée d’un oscar. 2h08. (A.Lo.) (LLC n°8)

Monsters vs. Aliens

Pour sauver la planète, l’armée américaine a recours aux monstres qu’elle a enfermé dans une prison ultra-secrète. Une barbie géante épaulée par un pot de gelée, un savant fou avec une tête de cafard, un insecte godzillé et la créature du lac noir vont empêcher la progression d’une boîte de conserve géante. Même en jonglant avec les références du cinéma fantastique, on ne sort pas d’un épuisant film d’action en dessins animés. A moins qu’en 3D ? 1h33. (F.Ds) (LLC n° 13)

Ne te retourne pas

Une femme vacille, perd pied, car subitement elle reconnaît plus son appartement, son mari, ses enfants. Une idée troublante, un casting excitant (Sophie Marceau et Monica Bellucci) mais la mise en scène, plombée par des effets spéciaux calamiteux et les obsessions corporelles de Marina de Van, empêche ce thriller psychologique de fonctionner. 1h51 (F.Ds) (LLC n° 25)

Nos enfants nous accuseront

Dans ce documentaire parfaitement dans l’air du temps, Jean-Paul Jaud dresse un constat accablant - nos modes de production agricoles sont mortifères : pollutions, mort des sols, cancer Mais le réalisateur va au-delà en utilisant comme fil rouge un exemple concret, celui d’une cantine scolaire d’un petit village du Gard passé au bio. Un docu passionnant et porteur d’une note d’espoir. 1h52. (H.H.) (LLC n°15)

Les nouvelles aventures de la petite taupe

Sept courts métrages pour les tous petits petits mettant en scène la petite taupe créée par le Tchèque Zdenek Miller en 1957 : poésie, facéties et décors magnifiques. Des dessins animés indémodables d’une grande intelligence sous leur simpicité apparente. 51 min. (A.Lo.) (LLC n°13)

Observe and Report

Décadence puis "grandeur" d’un vigile de centre commercial. Poussant un cran plus loin la veine trash de la nouvelle comédie américaine, Jody Hill réussit la performance de partir d’un dispositif politiquement incorrect pour terminer avec un message crypto-réactionnaire. 1h26 (A.Lo.) (LLC n°19)

La nuit au musée 2

Ben Stiller rempile comme gardien d’un musée dont les statues, les miniatures et les tableaux prennent vie. La course poursuite vire à la visite du Smithsonian de Washington, où se distingue Amy Adams ("Doubt") en guide de charme, aérienne à tous points de vue. 1h45. (A.Lo.) (LLC n° 20)

OSS 117 : Rio ne répond plus

Arrivé à Rio, Hubert Bonisseur de la Bath est désormais un personnage bien mieux dessiné, un espion qui ne doit plus rien à ses collègues, ou si peu. Michel Hazanavicius a mis au point la comédie d’auteur populaire et fort peu patriotique, pratiquant l’humour aux 1 er , 2 e et 3 e degrés. Il a trouvé, en Jean Dujardin, l’acteur de situation, tirant le maximum de toutes les facettes peu reluisantes de son personnage, doté pourtant d’une haute estime de lui-même. 1h40. (F.Ds) (LLC n°15)

Où est la main de l’homme sans tête

Un père autoritaire n’ayant pu réaliser son rêve de médaille olympique entraîne ses enfants comme un fou. Ce thème, les frères Malandrin le traitent assez maladroitement dans un film vaguement lynchéen, passablement déconstruit, franchement glauque. Pour inconditionnels de Cécile de France. 1h44 (F.Ds) (LLC n° 24)

Paul Blart Mall Cop

Cet énorme succès du box-office américain ne s’explique guère par les maigres qualités de ce divertissement familial à la Walt Disney dont le héros est vigile dans un centre commercial. C’est plutôt le profil de son acteur principal, Kevin James, nouveau venu dans la large gamme des vedettes hollywoodiennes : le héros obèse. 1h40. (F.Ds) (LLC n° 25)

Ponyo sur la falaise

Revenant à ses premières amours avec un film d’animation traditionnel dessiné au crayon, Hayao Miyazaki ("Le voyage de Chihiro") offre une jolie synthèse de son œuvre. Destiné aux plus petits, "Ponyo" reprend les motifs et les thèmes fétiches du cinéaste japonais. Variation sur "La petite sirène", contant la rencontre entre un petit garçon et un être marin, le film se transforme en une lutte entre l’homme et la nature. Mature autant qu’enfantin ! 1h40. (H.H.) (LLC n°12)

Les plages d’Agnès

A 80 balais, Agnès Varda se risque à l’autoportrait. Elle ne cultive pas la nostalgie et se sert de ses images pour parler des autres. Et, en montrant les autres, c’est d’elle-même qu’elle parle : l’adolescente, la jeune femme, l’épouse, la mère, la grand-mère, la photographe, la cinéaste, la plasticienne, la militante, la bourlingueuse, la citoyenne qui a traversé tant d’autres vies. Un puzzle patiemment bricolé, débordant d’humanité et de créativité. Un enchantement. 1h55. (F.Ds) (LLC n°10)

La première étoile

Auteur, réalisateur, interprète, Lucien Jean-Baptiste, d’origine antillaise, se souvient de son premier séjour familial au ski. Tant au scénario qu’à la réalisation, il en est encore au chasse-neige et slalome laborieusement entre les clichés. Néanmoins, sa comédie naïve et solidaire force la sympathie. L’abattage de Firmine Richard lui donne une certaine fraîcheur. 1h30. (F.Ds) (LLC n°14)

The Reader

Dans l’Allemagne de l’immédiat après-guerre, Michaël Berg, un adolescent, entame une relation avec Hanna, solitaire et secrète. Quelques années plus tard, il la retrouve dans des circonstances choquantes. Ayant percé ses secrets, Michaël va en être hanté toute sa vie. Stephen Daldry et son scénariste David Hare adaptent le roman de Bernhard Schlink. Un film fort, à la fois mélo et réflexion sur le sentiment de culpabilité de l’Allemagne postnazie, porté par des acteurs excellents, dont Kate Winslet, Oscar de la meilleure actrice. 1h55. (A. Lo.) (LLC n°9)

Le Rose et le Noir

Un couturier de la jaquette est envoyé par Henri III en mission de bons offices dans l’Espagne de l’Inquisition Un Gérard Jugnot affligeant et démago, qui n’a de "La folie des grandeurs" que les symptômes. Triste. 1h37 (A.Lo.) (LLC n°42)

Les regrets

De retour dans sa petite ville natale, un homme de quarante ans croise son amour de jeunesse. Cédric Khan met en scène la passion sous la forme d’une furieuse partie de cache-cache hôtelier. Cela ne manque pas de style, grâce à la directrice photo Céline Bozon et au musicien Philip Glass; mais Yvan Attal en fait beaucoup, beaucoup trop. 1h45. (F.Ds) (LLC n° 37)

Romaine

Plantée par son mec dès son arrivée à Montréal, Romaine démontre sa capacité à se mettre dans le pétrin tout au long d’un road movie dans le grand Nord. Agnès Obadia signe une petite comédie dépaysante et très féminine. Sandrine Kiberlain la rend épatante par son phrasé unique et sa facette comique de grande duduche en doudoune à côté de ses moon-boots. 1h25 (F.Ds) (LLC n°19)

Le roi de l’évasion

Le roi de l’évasion, c’est Armand. Ce n’est pas un délinquant mais un homme de 43 ans qui veut s’évader de sa routine, celle d’un vendeur de tracteurs et d’un homo célibataire. On devine la malice d’Alain Guiraudie et sa volonté subversive mais sa comédie rebelle est vraiment trop laborieuse. 1h37 (F.Ds) (LLC n°35)

Safari

"Les randonneurs en Afrique du Sud", mais avec Kad Merad qui fait Poelvoorde, Valérie Benguigui qui fait Karine Viard, avec l’équipe B en quelque sorte. Coté réalisation, scénario, dialogues, c’est même l’équipe Z. 1h46 (F.Ds) (LLC n°13)

Sans rancune

1955, Laurent intègre une nouvelle école. Il y rencontre Vapeur, le prof de littérature et croit reconnaître en lui son père disparu à la guerre. Yves Hanchar livre un film à la facture classique qui n’invente rien mais le fait bien. (J.G. st) (LLC n°26)

Séraphine

Le réalisateur Martin Provost sort de l’oubli les toiles de Séraphine de Senlis, appartenant à la famille artistique du Douanier Rousseau. Illuminée, Yolande Moreau donne corps au destin hors du commun de cette femme de ménage. Elle l’a rempli du mystère d’une passion totale pour la peinture qui la rend admirable et inquiétante à la fois. 2 h 05. (F. Ds) (LLC n°43)

Slumdog Millionaire

Serbis

Le portrait d’un cinéma philippin, porno et métaphorique, par Brillante Mendoza. A recommander à son pire ennemi et omettant de le prévenir de se munir de boules Quiès. 1h33 (F.Ds) (LLC n° 35)

Jamal Malik est à deux doigts de gagner le gros lot de "Qui veut gagner des millions ?" Mais comment un illettré a-t-il réponse à tout ? L’enquête résume sa quête. D’après le roman-fable de Vikas Swarup, Danny Boyle réalise un virevoltant portrait de Bombay, qui a fait un razzia aux oscars. Epique, ludique et romantique. 2 h. (A. Lo.) (LLC n°2)

Sœur Sourire

On ne connaît que la chanson. Stijn Coninx raconte le destin tragique, gique, gique, de son interprète qui a manqué d’amour. Avec Cécile de France, esquissant toutes les facettes d’une personnalité complexe et tourmentée, induisant l’empathie sans forcer sur la sympathie, tout en irradiant l’écran de la foi sincère de Jeannine Deckers. 2h00. (F.Ds) (LLC n°18)

Soul Power

Let’s Make Money

Après sa dénonciation de l’industrie agroalimentaire dans l’excellent "We Feed the World", l’Autrichien Erwin Wagenhofer s’attaque cette fois au système financier international. Avec rigueur, il décrit l’émergence du néolibéralisme mondial, en même temps qu’il en explique les modes de fonctionnement et qu’il en montre les conséquences désastreuses, tant sociales, politiques qu’environnementales. Nécessaire ! 1h47. (H. H.) (LLC n° 25)

Mia et le Migou

Quelque part au cœur de l’Amazonie, d’étranges événements perturbent la construction d’un centre de vacances ultramoderne. La petite Mia part à la recherche de son père, un des ouvriers du chantiers, tandis que le cupide promoteur Jekhide entend bien trouver le fin mot de l’histoire. Jacques-Rémy Girerd signe une fable écologique parfois un peu trop manichéenne. Mais le graphisme et les truculents Migous (auxquels Dany Boone prête sa voix et son accent ch’tis) compensent le ton parfois un peu mielleux. 1 h 31. (A. Lo.) (LLC n°6)

Milk

En 1978, Harvey Milk, premier élu américain ouvertement homosexuel, est assassiné par un collègue de la mairie de San Francisco. Gus Van Sant retrace les années d’activisme de cette figure oubliée à travers un portrait nuancé qui est autant une radiographie de la politique de proximité qu’une réflexion sur le combat pour les droits de toutes les minorités. Sean Penn, tout sourire, y livre une composition charismatique, récompensée d’un oscar. 2h08. (A.Lo.) (LLC n°8)

Monsters vs. Aliens

Pour sauver la planète, l’armée américaine a recours aux monstres qu’elle a enfermé dans une prison ultra-secrète. Une barbie géante épaulée par un pot de gelée, un savant fou avec une tête de cafard, un insecte godzillé et la créature du lac noir vont empêcher la progression d’une boîte de conserve géante. Même en jonglant avec les références du cinéma fantastique, on ne sort pas d’un épuisant film d’action en dessins animés. A moins qu’en 3D ? 1h33. (F.Ds) (LLC n° 13)

Ne te retourne pas

Une femme vacille, perd pied, car subitement elle reconnaît plus son appartement, son mari, ses enfants. Une idée troublante, un casting excitant (Sophie Marceau et Monica Bellucci) mais la mise en scène, plombée par des effets spéciaux calamiteux et les obsessions corporelles de Marina de Van, empêche ce thriller psychologique de fonctionner. 1h51 (F.Ds) (LLC n° 25)

Nos enfants nous accuseront

Dans ce documentaire parfaitement dans l’air du temps, Jean-Paul Jaud dresse un constat accablant - nos modes de production agricoles sont mortifères : pollutions, mort des sols, cancer Mais le réalisateur va au-delà en utilisant comme fil rouge un exemple concret, celui d’une cantine scolaire d’un petit village du Gard passé au bio. Un docu passionnant et porteur d’une note d’espoir. 1h52. (H.H.) (LLC n°15)

Les nouvelles aventures de la petite taupe

Sept courts métrages pour les tous petits petits mettant en scène la petite taupe créée par le Tchèque Zdenek Miller en 1957 : poésie, facéties et décors magnifiques. Des dessins animés indémodables d’une grande intelligence sous leur simpicité apparente. 51 min. (A.Lo.) (LLC n°13)

Observe and Report

Décadence puis "grandeur" d’un vigile de centre commercial. Poussant un cran plus loin la veine trash de la nouvelle comédie américaine, Jody Hill réussit la performance de partir d’un dispositif politiquement incorrect pour terminer avec un message crypto-réactionnaire. 1h26 (A.Lo.) (LLC n°19)

La nuit au musée 2

Ben Stiller rempile comme gardien d’un musée dont les statues, les miniatures et les tableaux prennent vie. La course poursuite vire à la visite du Smithsonian de Washington, où se distingue Amy Adams ("Doubt") en guide de charme, aérienne à tous points de vue. 1h45. (A.Lo.) (LLC n° 20)

OSS 117 : Rio ne répond plus

Arrivé à Rio, Hubert Bonisseur de la Bath est désormais un personnage bien mieux dessiné, un espion qui ne doit plus rien à ses collègues, ou si peu. Michel Hazanavicius a mis au point la comédie d’auteur populaire et fort peu patriotique, pratiquant l’humour aux 1 er , 2 e et 3 e degrés. Il a trouvé, en Jean Dujardin, l’acteur de situation, tirant le maximum de toutes les facettes peu reluisantes de son personnage, doté pourtant d’une haute estime de lui-même. 1h40. (F.Ds) (LLC n°15)

Où est la main de l’homme sans tête

Un père autoritaire n’ayant pu réaliser son rêve de médaille olympique entraîne ses enfants comme un fou. Ce thème, les frères Malandrin le traitent assez maladroitement dans un film vaguement lynchéen, passablement déconstruit, franchement glauque. Pour inconditionnels de Cécile de France. 1h44 (F.Ds) (LLC n° 24)

Paul Blart Mall Cop

Cet énorme succès du box-office américain ne s’explique guère par les maigres qualités de ce divertissement familial à la Walt Disney dont le héros est vigile dans un centre commercial. C’est plutôt le profil de son acteur principal, Kevin James, nouveau venu dans la large gamme des vedettes hollywoodiennes : le héros obèse. 1h40. (F.Ds) (LLC n° 25)

Ponyo sur la falaise

Revenant à ses premières amours avec un film d’animation traditionnel dessiné au crayon, Hayao Miyazaki ("Le voyage de Chihiro") offre une jolie synthèse de son œuvre. Destiné aux plus petits, "Ponyo" reprend les motifs et les thèmes fétiches du cinéaste japonais. Variation sur "La petite sirène", contant la rencontre entre un petit garçon et un être marin, le film se transforme en une lutte entre l’homme et la nature. Mature autant qu’enfantin ! 1h40. (H.H.) (LLC n°12)

Les plages d’Agnès

A 80 balais, Agnès Varda se risque à l’autoportrait. Elle ne cultive pas la nostalgie et se sert de ses images pour parler des autres. Et, en montrant les autres, c’est d’elle-même qu’elle parle : l’adolescente, la jeune femme, l’épouse, la mère, la grand-mère, la photographe, la cinéaste, la plasticienne, la militante, la bourlingueuse, la citoyenne qui a traversé tant d’autres vies. Un puzzle patiemment bricolé, débordant d’humanité et de créativité. Un enchantement. 1h55. (F.Ds) (LLC n°10)

La première étoile

Auteur, réalisateur, interprète, Lucien Jean-Baptiste, d’origine antillaise, se souvient de son premier séjour familial au ski. Tant au scénario qu’à la réalisation, il en est encore au chasse-neige et slalome laborieusement entre les clichés. Néanmoins, sa comédie naïve et solidaire force la sympathie. L’abattage de Firmine Richard lui donne une certaine fraîcheur. 1h30. (F.Ds) (LLC n°14)

The Reader

Dans l’Allemagne de l’immédiat après-guerre, Michaël Berg, un adolescent, entame une relation avec Hanna, solitaire et secrète. Quelques années plus tard, il la retrouve dans des circonstances choquantes. Ayant percé ses secrets, Michaël va en être hanté toute sa vie. Stephen Daldry et son scénariste David Hare adaptent le roman de Bernhard Schlink. Un film fort, à la fois mélo et réflexion sur le sentiment de culpabilité de l’Allemagne postnazie, porté par des acteurs excellents, dont Kate Winslet, Oscar de la meilleure actrice. 1h55. (A. Lo.) (LLC n°9)

Romaine

Plantée par son mec dès son arrivée à Montréal, Romaine démontre sa capacité à se mettre dans le pétrin tout au long d’un road movie dans le grand Nord. Agnès Obadia signe une petite comédie dépaysante et très féminine. Sandrine Kiberlain la rend épatante par son phrasé unique et sa facette comique de grande duduche en doudoune à côté de ses moon-boots. 1h25 (F.Ds) (LLC n°19)

Le roi de l’évasion

Le roi de l’évasion, c’est Armand. Ce n’est pas un délinquant mais un homme de 43 ans qui veut s’évader de sa routine, celle d’un vendeur de tracteurs et d’un homo célibataire. On devine la malice d’Alain Guiraudie et sa volonté subversive mais sa comédie rebelle est vraiment trop laborieuse. 1h37 (F.Ds) (LLC n°35)

Safari

"Les randonneurs en Afrique du Sud", mais avec Kad Merad qui fait Poelvoorde, Valérie Benguigui qui fait Karine Viard, avec l’équipe B en quelque sorte. Coté réalisation, scénario, dialogues, c’est même l’équipe Z. 1h46 (F.Ds) (LLC n°13)

Sans rancune

1955, Laurent intègre une nouvelle école. Il y rencontre Vapeur, le prof de littérature et croit reconnaître en lui son père disparu à la guerre. Yves Hanchar livre un film à la facture classique qui n’invente rien mais le fait bien. (J.G. st) (LLC n°26)

Séraphine

Le réalisateur Martin Provost sort de l’oubli les toiles de Séraphine de Senlis, appartenant à la famille artistique du Douanier Rousseau. Illuminée, Yolande Moreau donne corps au destin hors du commun de cette femme de ménage. Elle l’a rempli du mystère d’une passion totale pour la peinture qui la rend admirable et inquiétante à la fois. 2 h 05. (F. Ds) (LLC n°43)

Slumdog Millionaire

Serbis

Le portrait d’un cinéma philippin, porno et métaphorique, par Brillante Mendoza. A recommander à son pire ennemi et omettant de le prévenir de se munir de boules Quiès. 1h33 (F.Ds) (LLC n° 35)

Jamal Malik est à deux doigts de gagner le gros lot de "Qui veut gagner des millions ?" Mais comment un illettré a-t-il réponse à tout ? L’enquête résume sa quête. D’après le roman-fable de Vikas Swarup, Danny Boyle réalise un virevoltant portrait de Bombay, qui a fait un razzia aux oscars. Epique, ludique et romantique. 2 h. (A. Lo.) (LLC n°2)

Sœur Sourire

On ne connaît que la chanson. Stijn Coninx raconte le destin tragique, gique, gique, de son interprète qui a manqué d’amour. Avec Cécile de France, esquissant toutes les facettes d’une personnalité complexe et tourmentée, induisant l’empathie sans forcer sur la sympathie, tout en irradiant l’écran de la foi sincère de Jeannine Deckers. 2h00. (F.Ds) (LLC n°18)

Soul Power

Let’s Make Money

Après sa dénonciation de l’industrie agroalimentaire dans l’excellent "We Feed the World", l’Autrichien Erwin Wagenhofer s’attaque cette fois au système financier international. Avec rigueur, il décrit l’émergence du néolibéralisme mondial, en même temps qu’il en explique les modes de fonctionnement et qu’il en montre les conséquences désastreuses, tant sociales, politiques qu’environnementales. Nécessaire ! 1h47. (H. H.) (LLC n° 25)

Mia et le Migou

Quelque part au cœur de l’Amazonie, d’étranges événements perturbent la construction d’un centre de vacances ultramoderne. La petite Mia part à la recherche de son père, un des ouvriers du chantiers, tandis que le cupide promoteur Jekhide entend bien trouver le fin mot de l’histoire. Jacques-Rémy Girerd signe une fable écologique parfois un peu trop manichéenne. Mais le graphisme et les truculents Migous (auxquels Dany Boone prête sa voix et son accent ch’tis) compensent le ton parfois un peu mielleux. 1 h 31. (A. Lo.) (LLC n°6)

Milk

En 1978, Harvey Milk, premier élu américain ouvertement homosexuel, est assassiné par un collègue de la mairie de San Francisco. Gus Van Sant retrace les années d’activisme de cette figure oubliée à travers un portrait nuancé qui est autant une radiographie de la politique de proximité qu’une réflexion sur le combat pour les droits de toutes les minorités. Sean Penn, tout sourire, y livre une composition charismatique, récompensée d’un oscar. 2h08. (A.Lo.) (LLC n°8)

Monsters vs. Aliens

Pour sauver la planète, l’armée américaine a recours aux monstres qu’elle a enfermé dans une prison ultra-secrète. Une barbie géante épaulée par un pot de gelée, un savant fou avec une tête de cafard, un insecte godzillé et la créature du lac noir vont empêcher la progression d’une boîte de conserve géante. Même en jonglant avec les références du cinéma fantastique, on ne sort pas d’un épuisant film d’action en dessins animés. A moins qu’en 3D ? 1h33. (F.Ds) (LLC n° 13)

Ne te retourne pas

Une femme vacille, perd pied, car subitement elle reconnaît plus son appartement, son mari, ses enfants. Une idée troublante, un casting excitant (Sophie Marceau et Monica Bellucci) mais la mise en scène, plombée par des effets spéciaux calamiteux et les obsessions corporelles de Marina de Van, empêche ce thriller psychologique de fonctionner. 1h51 (F.Ds) (LLC n° 25)

Nos enfants nous accuseront

Dans ce documentaire parfaitement dans l’air du temps, Jean-Paul Jaud dresse un constat accablant - nos modes de production agricoles sont mortifères : pollutions, mort des sols, cancer Mais le réalisateur va au-delà en utilisant comme fil rouge un exemple concret, celui d’une cantine scolaire d’un petit village du Gard passé au bio. Un docu passionnant et porteur d’une note d’espoir. 1h52. (H.H.) (LLC n°15)

Les nouvelles aventures de la petite taupe

Sept courts métrages pour les tous petits petits mettant en scène la petite taupe créée par le Tchèque Zdenek Miller en 1957 : poésie, facéties et décors magnifiques. Des dessins animés indémodables d’une grande intelligence sous leur simpicité apparente. 51 min. (A.Lo.) (LLC n°13)

Observe and Report

Décadence puis "grandeur" d’un vigile de centre commercial. Poussant un cran plus loin la veine trash de la nouvelle comédie américaine, Jody Hill réussit la performance de partir d’un dispositif politiquement incorrect pour terminer avec un message crypto-réactionnaire. 1h26 (A.Lo.) (LLC n°19)

La nuit au musée 2

Ben Stiller rempile comme gardien d’un musée dont les statues, les miniatures et les tableaux prennent vie. La course poursuite vire à la visite du Smithsonian de Washington, où se distingue Amy Adams ("Doubt") en guide de charme, aérienne à tous points de vue. 1h45. (A.Lo.) (LLC n° 20)

OSS 117 : Rio ne répond plus

Arrivé à Rio, Hubert Bonisseur de la Bath est désormais un personnage bien mieux dessiné, un espion qui ne doit plus rien à ses collègues, ou si peu. Michel Hazanavicius a mis au point la comédie d’auteur populaire et fort peu patriotique, pratiquant l’humour aux 1 er , 2 e et 3 e degrés. Il a trouvé, en Jean Dujardin, l’acteu