"Den of thieves" : L’autre daube de la semaine

F.Ds Publié le - Mis à jour le

Cinéma

Existe-t-il pire acteur que Gerard Butler ?

On se pose fatalement la question lorsqu’il fait son entrée sur les reliefs d’une scène de braquage de fourgon. Il fait tellement le flic caïd tatoué aux méthodes cheloues. Il joue tellement le gros lourd aux "balls" bien accrochées que le crédit du film en prend de suite un méchant coup. Quand il arrive chez lui, il fait d’abord pitié dans sa scène de ménage et puis honte dans celle de minaudage avec ses enfants. Encore 2 heures avec ce cabot, ce thriller s’annonce interminable.

Pourtant "Den of thieves" a des ambitions. Une grande ambition, offrir une variation sur "Heat" de Michael Mann. D’une part, il y a la volonté de déployer la méticuleuse préparation et exécution d’un casse d’exception. D’autre part, il s’agit de mettre en scène l’affrontement, psychologique et physique, entre un flic et un truand, chacun au top niveau dans son domaine.

La première partie du contrat est correctement respectée : mettre en place le braquage de la banque fédérale à Los Angeles, laquelle a résisté aux 53 tentatives précédentes. En revanche, la seconde, le choc des personnalités incarnant l’excellence dans le travail et donc une admiration réciproque, ce duel vire au fiasco. Michael Mann avait mis face-à-face, Al Pacino et Robert DeNiro. Ici, Gérard Butler se mesure à un inconnu. Pablo Schreiber est pas mal d’ailleurs, tout en muscle et en retenue. Tout le contraire de Gérard Butler, jamais crédible, ni en flic, ni en rebelle.

© D.R.


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