Cinéma Beaucoup de choses ont changé pour le cinéaste israélien depuis "Le voyage de la fanfare", qui parle de son dernier film comme d’un cri de colère désabusé…

Début mars, Eran Kolirin faisait l’ouverture du Festival juif de Bruxelles avec "Beyond Moutains and Hills". L’occasion pour le cinéaste de proposer un regard très sombre sur la société israélienne contemporaine…

Pourquoi avoir choisi un militaire à la retraite comme personnage principal ?

Il y a une tension intéressante : que se passe-t-il quand il enlève son uniforme ? Il est nu comme un bébé, ne connaît pas les codes. En Israël, l’armée est omniprésente dans nos vies. Dans un film américain, les marines sont toujours des gars forts. C’est différent en Israël, puisqu’il s’agit d’une armée de civils. Cela offre un contraste étrange : ils tuent la journée et chantent le soir. Moi j’ai perdu trois années de ma vie dans l’armée, avec le travail très glorieux de distribuer des tickets de bus… Voilà ce qu’a été mon service héroïque pour Israël !

Le film élargit le point de vue à celui des membres d’une famille. Pourquoi ?