Cinéma

Pour ceux qui suivent sa carrière, il ne fait désormais plus aucun doute que François Damiens alterne avec un égal bonheur rôles comiques et dramatiques. Preuve en est encore faite dans "Les Cowboys" de Thomas Bidegain (lire notre critique dans "La Libre Culture") , où il compose un rôle de père lancé dans la recherche sans fin de sa fille disparue dans la nébuleuse djihadiste - un rôle noir, pas loin de celui qui a inspiré le film, celui de George C. Scott dans "Hardcore" de Paul Schrader (1979). Autant Alain, son personnage dans le film, est un homme carré, d’un bloc, autant François Damiens demeure au naturel d’une rondeur bonhomme, sans ambages ni embrouille - même s’il reviendra bientôt à celles-ci sous une forme un brin différente de celles qui ont fait sa renommée.

Même si on vous voit régulièrement dans des rôles dramatiques, on ne vous attendait pas forcément dans un film du scénariste de Jacques Audiard… Comment vous êtes-vous rencontrés ?

J’ai fait la connaissance de Thomas Bidegain il y a une dizaine d’années à Paris. Je lui avais alors dit que j’aimerais jouer dans le genre de films qu’il écrit. Il m’a rappelé un jour en me disant qu’il allait réaliser un film et qu’il voulait me proposer le rôle du père. Lorsque j’ai lu le scénario des "Cowboys", j’ai été scotché. Ce qui m’intéressait, ce n’était pas que ce soit un film qui traite du djihadisme. Mais que ce soit l’histoire de la famille qui reste et aussi le récit d’une transmission. J’apprécie aussi que Thomas ne juge pas ses personnages.

Qu’est-ce qui vous attirait dans ses films ?

Il écrit des scénarios consistants. Et il est un des quatre ou cinq meilleurs scénaristes en France. C’est un vrai conteur. Quand il est venu me raconter l’histoire, on était avec des amis. Tout le monde était scotché. Certains avaient même les larmes aux yeux. Ce n’est pas donné à tout le monde de réussir cela. C’est un peu comme être un pilote de Formule 1 qui est contacté par une écurie du "Top 3". Ça ne se refuse pas.

Il y a un thème très actuel : l’enrôlement dans le djihadisme. Avez-vous eu des craintes en préparant le film ?

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