Cinéma Pour son dernier film, le cinéaste retrouve Portland, sa ville de cinéma. Même s’il vit désormais à Los Angeles.

En février dernier, Gus Van Sant et Joaquin Phoenix (*) étaient présents à la Berlinale pour présenter en compétition "Don’t Worry He Won’t Get Far on Foot", très applaudi par la presse internationale. De quoi rassurer le cinéaste, après l’accueil glacial de "Nos souvenirs" il y a trois ans à Cannes. "Ça n’a pas été si difficile… Ce n’était pas nouveau. J’en avais déjà fait l’expérience pour "Even Cowgirls Get the Blues" qui avait déçu la presse. "Elephant" aussi s’est fait des ennemis parmi les critiques. Et cela n’a pas aidé que le film obtienne la Palme d’or… Par conséquent, quand "Nos souvenirs" fut présenté à Cannes, certains m’en voulaient encore", plaisante Van Sant, plus souriant et disert qu’à l’accoutumée, avec son petit Leica à ses côtés.

Vous aviez rencontré John Callahan quand il était toujours vivant. Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire un film sur lui ?

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