Cinéma

VOLKER SCHLONDORFF (Hommage/The legends of Rita/20-23)

Après Tim Robbins, Dennis Hopper, Andrzej Wajda, André Delvaux, Volker Schlondorff sera l'invité d'honneur du festival de Bruxelles. Chaque jour, on pourra voir l'un de ses films, le dernier, The legends of Rita, comme le premier, Les désarrois de l'élève Torless, qui est, en 1966 la date de naissance du nouveau cinéma allemand. Depuis 35 ans, ce réalisateur né à Wiesbaden en 1939 s'attache à montrer l'emprise de l'environnement au sens large - politique, économique, idéologique - sur les individus. Parmi ses films les plus marquants: Feu de paille, L'honneur perdu de Katharina Blum, Le Faussaire, Un amour de Swann, Le coup de grâce et bien sûr Le Tambour, palme d'or en 1979.

JAFAR PANAHI (Le Cercle/ 25-27)

Ayant débuté comme assistant d'Abbas Kiarostami sur Au travers des oliviers, le cinéaste iranien Jafar Panahi passe à la réalisation en 1995 avec Le ballon blanc, chatoyant récit métaphorique suivant les aventures d'une fillette tentant d'acquérir un poisson à la veille du Nouvel An iranien. Suivront Le miroir et, aujourd'hui, Le cercle, film âpre et sans concessions qui, à la façon de La Ronde, emboîte le pas à plusieurs femmes iraniennes. Pour livrer une vision sans fard de la réalité de leur quotidien. Lion d'Or mérité à la dernière Mostra de Venise.

TOM TYKWER (The Princess and the Warrior/ 20-21)

Révélé par Lola Rennt, et ses multiples possibilités, un film présenté à Bruxelles il y a deux ans, Tom Tykwer est la figure emblématique de ce nouveau cinéma allemand auquel le Festival accorde cette année une attention particulière. S'il y est encore question de course éperdue, The Princess and The Warrior, son nouveau film, témoigne surtout de la richesse de son univers, celle-la même qui s'esquissait déjà dans Wintersleepers. Un bonheur ne venant jamais seul, le public pourra aussi découvrir Die Tödliche Maria, long métrage inédit tourné en 1993.

BRUNO SOLO (La vérité si je mens 2/ 26-27)

Le comédien français est un fidèle - ainsi fut-il des divers aventures cinématographiques de Fabien Onteniente, de Tom est tout seul à Jet Set en passant par Grève Party, ou encore de Alain Beigel (Il y a des journées qui mériteraient qu'on leur casse la gueule et 1000 Bornes). On le retrouvera à Bruxelles en compagnie de José Garcia, pour présenter La vérité si je mens II, de leur pote Thomas Gilou, rare incursion du Festival en terrain résolument commercial.

ADRIEN BRODY (Harrison's Flowers/27)

Remarqué dans The Thin Red Line de Terrence Malick, dans Summer of Sam de Spike Lee, Adrien Brody a définitivement marqué les esprits en insufflant un sang nouveau et tonique dans son portrait du militant syndical du dernier Ken Loach Bread and Roses. Incarnant un reporter free-lance, il est impressionnant de fougue et de nervosité dans Harrison's Flowers. Un rôle à l'opposé du gamin timoré qui découvre le monde au-delà de son quartier de Liberty Heights à Baltimore, ville chère au coeur de Barry Levinson.

MARIA DE MEDEIROS (Capitaines d'Avril/24-28)

Ce n'est pas la comédienne qu'on a découverte vénéneuse et envoûtante, incarnant Anaïs Nin dans Henry and June de Philipp Kaufman, ni cette actrice internationale croisée dans l'américain Pulp Fiction, l'espagnol Macho ou le français Comédien face à Michel Serrault; non c'est en réalisatrice et en Portugaise racontant une page clef de l'histoire de son pays autour du 25 avril 1974, que Maria De Medeiros participera au festival pour y présenter Capitaines d'Avril.

© La Libre Belgique 2001