Cinéma Après avoir présenté "Cartas da guerra" en compétition à Berlin en février 2016, le cinéaste portugais était en octobre l’invité du festival de Gand. Entretien.

Explosé par un long décalage horaire - il vit à Macao, après avoir vécu en Afrique, notamment en Angola -, le réalisateur portugais Ivo Ferreira évoquait avec passion à Gand son adaptation des "Lettres de la guerre" de son compatriote António Lobo Antunes…

Il faut avoir un certain courage pour proposer aujourd’hui un film aussi ouvertement littéraire…

Quand j’ai lu le livre d’Antunes, je me suis dit que c’était vraiment un témoignage très particulier, de quelqu’un qui a vécu les choses de l’intérieur, au moment-même, et non d’un récit historique a posteriori. Tout en racontant le passage à la maturité d’un écrivain, qui publiera son premier roman quelques années plus tard, en 1976. Il s’agissait aussi d’une très belle histoire d’amour. Je me suis dit que ces trois axes pouvaient faire un bon film.

Pourquoi la voix off est-elle tenue par la femme qui lit les lettres et non par l’homme qui les écrit ?