Cinéma

Ils avaient rendez-vous dans quelques semaines pour dîner. Le réalisateur de `Toto, le héros´ aurait peut-être fait la primeur de son nouveau scénario à son ancien professeur de l'Insas. ` C'est le dernier maître ´, dit Jaco Van Dormael, tout choqué par la nouvelle. `Maître, car il a façonné des générations de cinéastes et maître car il a construit une oeuvre cohérente. En même temps, c'était quelqu'un de très humble, de très admiratif du travail des autres.´Il considérait le cinéma comme une famille. Il était charmant, brillant, intelligent, cultivé, et tout le monde l'aimait. Il ne faisait pas autorité mais représentait une certaine paternité. C'est lui qui a ouvert la porte du cinéma belge dans laquelle nous nous sommes engouffrés, il y avait une connivence entre lui et la jeune génération. Nous nous sentions proches, lui et moi, car on partageait un penchant pour l'imaginaire plutôt que pour le réel, on filmait ce qui se passe à l'intérieur de la tête des personnages, pas à l'extérieur. ´ (F.Ds.)

© La Libre Belgique 2002