Cinéma

L'acteur Jacques Villeret a été inhumé jeudi après-midi à Perrusson, près de Loches, après une cérémonie religieuse en présence de nombreux amis comme Jean Becker, Jean-François Stévenin et André Dussollier, et du ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres.

Plus de 1000 personnes ont assisté aux obsèques en l'église Saint-Antoine de Loches. Durant la messe, Jean Thébault, un ami du lycée Descartes à Tours, s'est souvenu: «Il y a 35 ans, il m'avait demandé de l'accompagner au conservatoire de Tours car il était trop timide pour y aller seul». Né à Tours le 6 février 1951, le comédien avait passé une grande partie de son enfance à Ligueil (Indre-et-Loire), où habitent encore ses parents.

A Paris, de nombreuses personnalités du monde du spectacle ont rendu hommage jeudi matin à Jacques Villeret, lors de cette messe dans le Ier arrondissement de la capitale. Dans la foule, on notait la présence des acteurs André Dussollier, Michel Serrault et Francis Huster, de l'actrice Catherine Frot, du metteur en scène Jean-Michel Ribes ou encore du réalisateur Claude Lelouch.

Rendu célèbre par «La soupe aux choux» et «Le dîner de cons», Jacques Villeret a achevé fin décembre le tournage des «Ames grises» d'Yves Angelo. Deux de ses films sortent bientôt sur les écrans de cinéma: dans «Iznogoud» de Patrick Braoudé, il incarne le calife Haroun El Poussah (sortie le 9 février) et dans «L'antidote» de Vincent de Brus (30 mars), il donne la réplique à Christian Clavier. Son dernier grand succès au cinéma, à l'automne dernier, était «Vipère au poing» de Philippe de Broca, lui aussi disparu récemment.

Décédé vendredi dernier à l'âge de 53 ans, le comédien a été inhumé à côté de sa grand-mère maternelle dans le cimetière de Perrusson.

© La Libre Belgique 2005