Cinéma

Jessica Chastain ne fait pas ses presque quarante ans, qu’elle fêtera le 24 mars. Cette année 2017 verra encore l’actrice stakhanoviste à l’affiche de quatre films, où elle incarne à chaque fois un personnage féminin qui fait tout sauf de la figuration.

Le titre de l’un de ceux-ci, "Woman Walks Ahead" ("La femme qui montre le chemin", portrait de Catherine Weldon, qui peignit les tribus sioux), résume son parcours. Active sur les planches depuis vingt ans, cette diplômée de la prestigieuse Juilliard School, à New York, est apparue sur les grands écrans il y a moins de dix ans. Et quelle filmographie depuis…

Elle fut adoubée en 2011 par un quatuor de réalisateurs quatre étoiles : Al Pacino (dans l’adaptation de "Salomé"), Terrence Malick pour "The Tree of Life", Ralph Fiennes pour "Coriolanus" et Jeff Nichols pour "Take Shelter". La même année, elle arpente tous les tapis rouges, de Berlin aux Oscars, en passant par Cannes et Venise. On a vu pires feux de la rampe, qui avaient scintillé dès 2010, dans "The Debt", par la grâce du réalisateur britannique John Madden, qu’elle retrouve dans le présent "Miss Sloane".

De quoi mesurer le chemin parcouru par l’une des meilleures actrices de sa génération, qui affectionne les premiers rôles féminins actifs et utiles. Ainsi en est-il de l’agente du Mossad qui traquait un criminel de guerre nazi dans "The Debt" (2010), celle de la CIA aux trousses d’Oussama ben Laden dans "Zero Dark Thirty" (2012) ou la présente "Miss Sloane", lobbyiste affrontant la National Rifle Association des Etats-Unis.

Une lignée qui se poursuivra, en fin d’année, avec Molly Bloom, joueuse de poker légendaire, ou avec Painkiller Jane, super-héroïne "badass" dont elle produit l’adaptation avec sa société Frekles, allusion revancharde à ses tâches de rousseur ("freckles" en anglais) qui lui valurent jadis des quolibets dans la cour de récréation.