Cinéma

Du 21 février au 3 mars au Passage 44, bd du Jardin Botanique à 1000 Bruxelles.

Rens.: 02.538.84.20.

Trois coups pour vingt ans de bons et loyaux services! Le Festival du dessin animé et du film d'animation de Bruxelles lève ce mercredi le rideau sur une édition anniversaire très attendue. La manifestation n'a cessé de monter en puissance ces dernières années, à l'instar d'un genre fortement prisé. En témoigne le succès récent de «Chicken Run», aboutissement du parcours de Aardman, petit studio d'artisans de Bristol qui, après avoir donné vie aux cultissimes «Wallace & Gromit», est devenu partenaire d'une major hollywoodienne, DreamWorks. Les contes de fées ne sont pas qu'à l'écran

C'est désormais en quatre que le Festival se coupe pour satisfaire un public qui s'est diversifié: après-midi pour les enfants, avant-soirée dédiée au making of, soirée pour les films d'auteurs et journées professionnelles avec «Anima 2001», du 1er au 3 mars.

Les festivités commenceront donc à 20 h avec une avant-première, Kuzco, l'empereur mégalo, de Mark Dindal, nouvel opus Disney très rythmé lorgnant avec bonheur vers Tex Avery (un making of era présenté jeudi à 18 h). Ou la reconversion bon an mal an d'un studio qui avait sombré dans la morosité en nouveau chantre du nonsense . Suivra à 22 h un habitué du festival: Bill Plympton, le plus déjanté et le plus indépendant des cartoonists américains, avec Mondo Plympton, une compilation de ses meilleurs travaux des quinze dernières années.

Autre coup d'oeil dans le rétro, vendredi, à 18 h, le Best Tof. Soit la crème de la crème de l'animation belge: Luc Otter, Florence Henrard, PicPic et André, Eric Blésin, Vincent Bierrewaerts et on en passe ainsi qu'un hommage à la regrettée Nicole Van Goethem. On aura bon!

Au rang des découvertes, on ne manquera pas, jeudi 22 et vendredi 23, les instantanés d'Australie, deux séances (respectivement à 20 h et 22 h) regroupant une vingtaine de courts des antipodes, présentés par Peter Moyles, directeur du Festival d'animation de Brisbane.

Curiosité également, Optimus Mundus (jeudi à 22 h) est une oeuvre collective de 400 animateurs ayant tiré à l'occasion de son 850e anniversaire le portrait de Moscou, en 55 courts métrages.

Nous ferons le point sur l'animation belge et mondiale avec les organisateurs du Festival, dans nos éditions du samedi 24 février.

© La Libre Belgique 2001