Cinéma La réalisatrice française dévoilait son premier long métrage à la Semaine de la Critique, en mai. Assurée, passionnée, elle rejoint un intéressant sérail féminin du cinéma français.

Si "Grave" nous a convaincu d’une chose, c’est que le regard (brun) de Julia Ducournau mérite qu’on le suive. Les vingt petites minutes d’entretien décrochées au Festival de Cannes ne nous ont pas laissé le loisir de lui demander quelle est la constellation tatouée sur son épaule droite, mais elle semble être sa bonne étoile. A 33 ans, Julia Ducournau a de l’assurance et n’en fait qu’à sa tête. Très haute, d’ailleurs, cette tête de cette grande femme élégante qui en remontrerait, question classe et charisme, à bien des comédiennes prématurément star.

Vous avez étudié le scénario à la Fémis, à Paris, comme Marina de Van, Céline Sciamma, Alice Winocour et Rebecca Zlotowski. Comme elles, vous débutez à Cannes, avec un film qui traite du corps de la femme. Effet de génération ?