Cinéma

Comme «Le prince d'Egypte» ou «Fourmiz», «Shrek» une production des studios Dreamworks que dirigent Steven Spielberg, le producteur de disques David Geffen, et Jeffrey Katzenberg, grand responsable de l'animation chez Disney, déboulonné voici quelques années par l'oncle Picsou, Michael Eisner. On raconte toutefois que les animateurs de chez Disney ne s'en portent pas plus mal, qu'ils se sentent bien plus libres depuis le départ de Jeffrey. Qu'en pensent Andrew Adamson et Vicky Nelson qui ont réalisé leur premier dessin animé sous le contrôle de Katzenberg? «C'est vrai qu'il contrôle, reconnaît Vicky Jenson mais comme un extraordinaire professeur de cinéma. C'était comme passer trois ans dans une école de cinéma à faire et refaire le film. Une fois, c'est le professeur Katzenberg qui se penche sur votre travail; une autre fois, c'est le professeur Spielberg. En fait, Katzenberg a la faculté extraordinaire de sentir le ton juste du récit. Et il possède cette capacité étonnante de conserver un regard vierge après avoir vu une scène des dizaines de fois. Ce qu'on n'est plus capable de voir, il le voit d'emblée. Il n'exerce pas un contrôle, c'est un investissement personnel. Faire un dessin animé représente une collaboration entre des dizaines de personnes. Katzenberg était le coach, l'entraîneur de l'équipe.

© La Libre Belgique 2001