Cinéma

En 2015, dans l’avion qui la ramène au Japon après le festival de Cannes, Naomi Kawase se plonge dans les documents concernant la version en audiodescription de son dernier film : "Les délices de Tokyo". En effet, elle avait manifesté son désir auprès de sa production de rendre le film accessible aux mal voyants. Frappée par la qualité du travail préparatoire, elle rencontre les concepteurs et participe à quelques séances de réalisation de cette audiodescription. L’implication des audiodescripteurs, leur soin pour décrire au plus juste lui procure le sentiment de redécouvrir son propre film. C’est alors que germe l’idée d’écrire un scénario au départ de ces gens qui aiment le cinéma à la folie. Comme elle.

Le scénario est devenu "Vers la lumière", présenté deux ans plus tard en compétition au festival de Cannes. La réalisatrice japonaise est heureuse, le film fut l’un des plus applaudis du festival, mais aussi très fatiguée, au point de se faire masser les épaules durant l’interview.

Le défi de l’audiodescription est le point d’équilibre entre l’explication et l’imagination. Mais c’est une question qui se pose à vous à chaque film ?