Cinéma Le réalisateur se sent plus mature avec son film "Après la tempête".

A 53 ans, je pense être plus mature, mais j’ai encore des choses à apprendre." Cette phrase, prononcée posément, résume parfaitement Hirokazu Kore-eda aujourd’hui. "Après la tempête", son douzième long métrage de fiction, qui sort ce 26 avril en Belgique (critique dans "La Libre Culture" de ce jour), témoigne de cette maturité apaisée.

"Le cinéma me permet de mieux comprendre la nature humaine et les interactions", nous confiait-il au Festival de Cannes, l’année dernière, où "Après la tempête" fut révélé dans la section Un Certain Regard. "C’est la raison pour laquelle la famille est toujours présente dans mes films."

La tendresse des sentiments a pris le dessus depuis "I Wish" (2011), après des œuvres plus chargées émotionnellement. Mais le réalisateur nippon, qui écrit ses films lui-même, et en est aussi souvent le monteur, interroge toujours le rapport à l’autre, dans une quête qui peut paraître personnelle.

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