Cinéma

The Hollywood Reporter qualifie la superproduction de Luc Besson "d'Euro-déchet" promis au Razzie Award du pire film de 2017.

On n’aimerait pas se retrouver à la place des assistants de Luc Besson pour l’instant. Tant la pression doit être énorme. Avec Valérian, il a sans doute réalisé son plus grand rêve, mais à un coût tellement élevé (197 millions €, alors que le film le plus cher du cinéma français, Astérix aux Jeux 0lympiques, n’était que de 78 millions €) qu’un succès sur le sol français ne lui suffira pas.
© Belga Films

Pour la première fois, Luc Besson est obligé de triompher aux États-Unis pour au moins équilibrer les comptes. Et ça, ce n’est pas une mince affaire. Les Américains n’aiment pas trop qu’on les titille dans le domaine des blockbusters en général et de la science-fiction en particulier. Une tendance confirmée par les premières critiques outre-Atlantique pour le film attendu sur nos écrans le 26 juillet.

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The Hollywood Reporter, pourtant pas spécialement réputé pour ses plumes acérées, sonne la charge avec un vocabulaire proche de celui de Donald Trump. “Les Razzies (prix des prix longs métrages, ndlr) ne doivent pas attendre jusqu’à la fin de l’année pour consacrer le vainqueur de 2017. L’Euro-déchet est de retour, et la science-fiction devra panser ses plaies pendant un bon moment. Dane DeHaan, qui a joué dans deux des échecs les plus monstrueux de l’année avec A Cure for Wellness et ceci, devrait tourner quelques films indépendants, tandis que Cara Delevingne a besoin d’apprendre que jouer, ce n’est pas que sourire avec suffisance et rouler des yeux. Rihanna, elle, devrait faire semblant que ceci ne s’est jamais produit.”

Variety, l’autre Bible d’Hollywood, se montre moins cruel (sauf envers Rihanna) et estime même que Cara Delevingne “sauve le film”. Le New York Daily News ajoute pour sa part que “le film est en soi un grand trou noir” suivi en cela par Entertainment Weekly : “Durant les 30 premières minutes enivrantes, je ne parvenais à déterminer si ce que je regardais était brillamment déjanté ou complètement stupide. Puis, au fur et à mesure de l’avancement de l’histoire, c’est devenu de plus en plus clair : Valérian est un foutoir épique.”

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Heureusement pour Luc Besson, tout le monde ne fait pas preuve d’autant de dureté. Cinemablend évoque “ un bon spectacle estival”, tandis que Forbes parle d’un “ravissement impressionnant”. Sans doute pas suffisant pour rassurer le cinéaste. Qui joue très gros. L’ambiance doit être tendue autour de lui.