Cinéma

"Mon cerveau n’arrête jamais de tourner" lâche Terry Gilliam. On n’en doute pas une seconde. A 77 ans, et malgré un récent AVC, le réalisateur britannique (né aux Etats-Unis, il est sujet de Sa Majesté depuis 1968, déjà, et a renoncé à sa nationalité américaine en 2006…) garde l’esprit vif.

Mercredi soir, il était le premier réalisateur à ouvrir le tout nouveau Festival international du film de Bruxelles (BRIFF) avec "L’Homme qui tua Don Quichotte". Ce rocher de Sisyphe depuis bientôt trente ans, six fois annoncé, cinq fois reporté, est enfin achevé.

Dévoilé au récent Festival de Cannes, il est prévu pour une sortie en salles en Belgique le 25 juillet malgré l’action en justice (au stade de la cassation) intentée en France par son avant-dernier producteur en date, Paulo Branco.

Poliment, Terry Gilliam a exprimé le souhait de ne pas aborder ce sujet en entretien. Tant mieux : nous avons parlé cinéma, tout comme lors de la master-class qu’il a dispensée ensuite devant un parterre captivé d’étudiants en cinéma et de professionnels belges - dont Jaco Van Dormael. Animée sous les auspices de l’Association des réalisateurs et réalisatrices francophones par André Buytaers, elle fut l’occasion de revenir sur les clés d’une carrière de soixante ans, débutée en 1958 quand Terry Gilliam commença à œuvrer comme illustrateur pour la revue de l’Occidental College, en Californie, et à faire des happenings potaches avec ses camarades de promotion.

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