Cinéma

Le Festival de Cannes retient son souffle - 70 bougies (on vous raconte son histoire en Libre Culture).

Ce soir Marion Cotillard, la star du film d’ouverture, "Les Fantômes d’Ismaël", et Monica Bellucci, la maîtresse de cérémonie, ouvriront en beauté les portes du temple du cinéma, de l’auditorium Lumière où vont défiler, notamment, les 19 films en compétition soumis au jury de Pedro Almodovar. Des films et des jurés choisis par le délégué général, Thierry Frémaux, le successeur de Gilles Jacob. La veille de l’événement, celui qui porte la responsabilité artistique de cet événement planétaire commente la mission du festival, livre son point de vue sur le palmarès de l’an dernier, aborde la polémique autour des films Netflix.

La Compétition 2017 est-elle lisible, structurée, révélatrice de l’état du monde comme vous la souhaitez ?

Quand on commence une sélection, nous n’avons aucune idée préalable de ce que sera la sélection. Nous sommes ouverts, nous nous laissons faire. La couleur 2017 n’est pas celle de 2016 et l’an prochain, ce sera encore différent. Pour autant, en effet, une sélection dit toujours des choses sur l’état du monde et sur l’état du cinéma. Ça sera encore, je crois, le cas cette année.

Dans votre livre "Sélection officielle", vous livrez le secret de la composition du cocktail cannois. La Compétition a-t-elle ce qu’il faut de surprises, de choses intrigantes, de retours (Jacques Doillon ?) de jeunes pousses (Campillo, Safdie ?) et de glamour ?

Je n’aurais jamais dû écrire ça ! Et je ne fais jamais de commentaire avant le début du Festival. Question de superstition, sans doute, aussi de vous laisser découvrir vous-mêmes et remplir les cases en question, qui sont justes, oui.

"Les films à structure narrative lente" comme vous les appelez, seront-ils nombreux ?

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