Cinéma Les grandes lignes de la 33e édition. Du 28 septembre au 5 octobre à Namur.

Légèreté. Combien de fois Nicole Gillet, la déléguée générale, a-t-elle prononcé "légèreté" lors de sa présentation du prochain Fiff (Festival international du film francophone de Namur) ?

En langage de cinéma, cela signifie qu’à Namur, cette année, la proportion de comédies sera très largement supérieure à la normale et que pas mal de sujets lourds ne seront pas forcément abordés de façon plombée. La 33e édition promet donc d’être légère et ventilée en six grosses sections.

La plus exposée est évidemment la compétition internationale. Parmi les 13 films, on trouve, notamment En liberté de Pierre Salvadori, le top en matière de comédie. Nos Batailles, par exemple, ménage des espaces de rire sur le thème de la séparation. Très applaudi à Cannes, le formidable deuxième film de Guillaume Senez fera aussi l’ouverture. Quant au jury chargé d’attribuer les Bayard, il sera présidé par le réalisateur Thierry Klifa (Tout nous sépare).

Une deuxième compétition voit s’affronter des premières œuvres. Soit 13 premiers films, aussi, dont certains ont déjà fait parler d’eux, à Cannes. Notamment Les Chatouilles d’Andréa Bescond et Éric Métayer ou Sauvage de Camille Vidal-Naquet. Onze et demi des 26 longs métrages en compétition sont réalisés par des femmes, le Fiff présente ainsi un PEF, un certificat de performance féminine satisfaisant.

Deux autres compétitions mettent en lice des courts métrages, l’une internationale et l’autre nationale. Une section est réservée aux documentaires et puis, il y a les avant-premières. Au programme, de nombreuses comédies, forcément : Le Jeu de Fred Cayavé, Lola et ses frères de Jean-Paul Rouve, Voyez comme on danse de Michel Blanc ou encore La Chute de l’empire américain, troisième volet de la saga, dramatique et drôle à la fois, de Denys Arcand.

À signaler que les deux premiers volets de la saison 2 de La Trêve seront projetés sur grand écran.

Le Fiff n’est pas qu’un diffuseur, il entend être aussi un moteur dans la production. Depuis des années, il a multiplié les initiatives pour amorcer des liens entre jeunes comédiens, réalisateurs, agents, compositeurs, scénaristes… Il organise des rencontres de professionnels du cinéma francophone de tous les secteurs, de la production à l’exploitation.

Et puis, le Fiff veut s’adresser à des publics spécifiques. Particulièrement les jeunes, de la maternelle à l’unif'. Ainsi Fiff Campus organise des dizaines de séances à leur intention en présence d’invités.

Précisément, les invités attendus à Namur cette année s’appellent Virginie Efira, Romain Duris, Jean-Paul Rouve, Laurent Lafitte, Neil Schneider et Lambert Wilson, le coup de cœur.


Le Pass est à 30 € (jusqu’au 27) et 35 ensuite. Infos : www.fiff.be