Le FIFF en questions

F.Ds Publié le - Mis à jour le

Cinéma

27. Longtemps, le 27 fut le chiffre fétiche du festival international du film francophone de Namur. Longtemps, le FIFF s’est articulé autour de la fête de la Communauté française. Mais, est-ce l’arrivée de la fédération Wallonie-Bruxelles, le FIFF s’est distancié de cet anniversaire et commencera donc le 28 pour se terminer le 5 octobre.

Voilà pour le "quand". Le "où", maintenant. Longtemps, le Caméo fut l’un des centres nerveux du festival. Mais comme les Namurois le savent, celui-ci est hors-service pour un certain temps, et le festival va installer ses écrans là où on ne l’attendait pas forcément, au Palais des Congrès et au Théâtre royal.

Et on y verra quoi ? Il n’y a pas si longtemps qu’un film belge assure le gala d’ouverture. La tradition est donc maintenue avec "Tango libre", le nouveau Frédéric Fonteyne depuis longtemps avec un François Damiens, en gardien de prison, fou de Carlos Gardel. On ne traîne pas, "Tango libre" lancera aussi la course aux Bayards entre une quinzaine de titres. Certains ont déjà fait parler d’eux à Cannes comme "Les chevaux de dieu" de Nabil Ayouch, "Hors les murs" de David Lambert sélectionné à la Semaine de la critique, ou "Trois mondes" de Catherine Corsini avec notamment Arta Dobroshi, l’héroïne du "Silence de Lorna". On y verra des films attendus comme "Dans la maison" de François Ozon ou inattendus comme "Everybody in our family" du Roumain Radu Jude. Toutefois, le festival ne compte pas une compétition, mais deux compétitions, la deuxième étant dénommée Emile Cantillon. A son programme entre autres : "J’enrage de son absence" de Sandrine Bonnaire ou "Dead Man Talking", bonne surprise du cinéma belge signée Patrick Ridremont.

Qui dit compétitions, dit jury ? Celui des Bayards est présidé par Bruno Podalydès (auteur de ce bijou qu’est "Adieu Berthe") épaulé entre autres par Pauline Etienne et Frédéric Pierrot. Le jury des courts métrages est confié à Amira Casar. Quant au jury Cantillon, sa particularité est d’être composé de jeunes 18 à 25 ans, venus de toute la francophonie.

Ce qui nous amène au pourquoi le Français Benoît Magimel (invité d’honneur), la Belge Virginie Efira, le Marocain Nabil Ayouch, le Sénégalais Moussa Touré dont "La Pirogue" a fait des vagues à Cannes, la Tunisienne Hinde Boujemaa, le Québécois Bernard Emond, la Suissesse Emmanuelle Antille ou encore l’Algérienne Djamila Sahraoui passeront à Namur, fin septembre, début octobre ? Pour montrer la vitalité du cinéma francophone à travers 160 films mais aussi des expositions, des animations, des soirées thématiques, des rencontres professionnelles

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