Cinéma Michaël R. Roskam, le réalisateur du film belge "Rundskop", n'est pas déçu d'avoir dû courber l'échine devant le film iranien "Une séparation", dimanche soir, lors de la 84e cérémonie des Oscars, a-t-il déclaré lundi matin sur les ondes de Radio 1. Les deux films concouraient dans la catégorie "Meilleur film étranger".

"C'était déjà fantastique d'être nominé", a déclaré le réalisateur trudonnaire. "Je suis très content pour 'Une séparation' et son réalisateur Asghar Farhadi, dont j'ai récemment fait la connaissance. C'est un homme fantastique qui a fait un film magnifique. (...) J'espère qu'il s'agit d'un choix politique. (...) Lorsqu'il ne vient pas du politique, c'est au monde culturel de donner un signal. Je suis prêt à abandonner un Oscar pour ce type de signal, il y a des choses plus importantes dans la vie qu'une image. L'art de qualité, c'est de la politique."

"Une séparation" met en scène l'histoire d'un couple en crise et sa plongée dans un engrenage judiciaire après la fausse couche de l'aide-soignante qui s'occupait à leur domicile du grand-père, atteint d'Alzheimer.